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[Tome deuxième.]
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REFLECHI. ( Optique. ) On donne ce nom à toutrayon lumineux qui a éprouvé un changement de di-rection par (a rencontre d’un obstacle impénétrablepour lui. [Voy. Réflexion.)

RÉFLEXIBILITÉ. Propriété qu’ont certains corpsde rejaillir, lorsqu’ils rencontrent dans leur mouve-ment un obstacle insurmontable. La réflexibilité est lecaractère distinctif des corps élastiques.

Newton a découvert le premier que les rayons de lu-mière qui sont de différentes couleurs ont différensdegrés de réflexibilité. Il résulte d’autres expériencesque les rayons les plus réflexibles sont les plus réfran-gibles.

RÉFLEXION. {Mec.) Mouvement rétrograde d’unmobile occasionné par la résistance d’un obstacle quil’empêche de suivre sa première direction et le faitrejaillir après le choc. La cause de ce changement dedirection est le ressort ou l’élasticité des corps, car siles corps n’avaient point de ressort, il n’y aurait pointde reflexion. Les corps élastiques sont donc les seulsqui soient susceptibles d’un mouvement réfléchi, maiscomme ils n’ont pas tous le même degré d’élasticité, lesrésultats de la théorie mathématique de la réflexion nedoivent être considérés que comme des approximationslorsqu’il s’agit de corps autres que la lumière, l’air et lesgaz. yoj. Choc.)

Les lois de la réflexion de la lumière font l’objet dela Catoptmque. {Voy. ce mot.)

REFLUX. Voy. Marées.

RÉFRACTION. ( Méq. ) Changement de directiond’un mobile qui passe obliquement d’uu milieu dans unautre, qu’il pénètre plus ou moins facilement.

Si on lance dans l’air, par exemple, uue balle A(RI. 56, fi g . 8) de manière qu’elle aille frapper obli-quement en B la surface MN d’une pièce d’eau ; cettehalle, en pénétrant dans l’eau, ne continuera pas à semouvoir dans la direction AF, mais elle se détournerapour prendre une direction BE, qui fera un angle avecla première au point de contact des deux milieux; desorte que la direction primitive paraîtra comme briséeau point B ; d’où vient le mot de réfraction.

Ce phéuomèue est produit par les résistances iné-gales que les milieux d’une densité differente opposentau mouvement d un mobile ; on peut aisément l’expli-quer à 1 aide des considérations suivantes.

Lorsqu un corps solide , mis en mouvement , passed’un milieu dans un autre , comme de l’air dans l’eauou de l’eau dans l’air, ces milieux u’étaut pas égale-ment péuétrables pour lui, par la différence de leursdensités, l’uu lui opposera plus ou moins de résistance

que l’autre, et ce plus ou moins de résistance qui nepourrait que ralentir ou augmenter la vitesse du mo-bile, sans changer sa direction , s’il rencontrait perpen-diculairement la surface de contact des deux milieux ,doit nécessairement le faire dévier de sa direction pri-mitive, s’il rencontre obliquement cette surface de con-tact. En effet, soit MN (PI. 56, fig. g.) la ligne de sé-paration des deux milieux, et CH une perpendiculaireà cette ligne; tout corps mu suivant cette perpendicu-laire continuerait à se mouvoir dans la direction CH,car en pénétrant dans le second milieu, que nous sup-poserons ici le plus dense, la résistance qu’il aura àvaincre ne pourra évidemment que diminuer sa vitessesans changer sa direction, puisque cette résistance agitdans le sens même de la perpendiculaire ; mais si le mo-bile se meut suivant la droite AB, oblique par rapportà MN, on peut décomposer la force qui le met en mou -vement en deux autres, l’une parallèle à MN, et l’autreperpendiculaire à cette même droite ; or, au momentoù ce mobile pénètre dans le second milieu, la forcequi agit selon la perpendiculaire se trouve diminuéepar la résistance plus grande du milieu : ainsi en ad-mettant que les forces primitives soient représentéespar BM et BH, de manière que sans l’influence du se-cond milieu le mobile parcourrait la diagonale BG enligne droite avec AB ; si la force diminuée est repré-sentée par BE, le mobile parcourra la diagonale BF ,c’est-à-dire qu’il s’écartera de sa première direction enfaisant avec la perpendiculaire CH un angle FBH plusgrand que l’angle d’incidence ABC. Le contraire arri-verait si le mobile passait d’un milieu plus dense dansun autre moins dense.

La réfraction dépend donc de deux conditions essen-tielles et sans lesquelles elle n’aurait pas lieu. La pre-mière est le passage d'un mobile d’un milieu dans unautre plus ou moins résistant, la seconde est l’obliquitéd’incidence du mobile. Si donc le mobile passe obli-quement d’un milieu rare dans un plus dense, d'unmilieu moins résistant daus un plus résistant, il se ré-fracte en s’éloignant de la perpendiculaire à la surfacede contact des deux milieux, c’est-à-dire en faisant sonangle de refraction plus grand que son angle àlinci-dence. Tandis que si le mobile passe obliquement d’uumilieu dense dans un plus rare, d’un milieu plus ré-sistant dans un moins résistant, il se réfracte en se rap-prochant de la perpendiculaire et en faisant son anglede refraction plus petit que son angle d 'incidence.

Les rayons de la lumière qui passent d’un milieudans un autre se comportent comme les corps matérielsen ce qu’ils éprouvent une réfraction, mais cette ré-fraction s’effectue d’une manière entièrement oppo-sée.

Réfraction de la lumière. La déviation qu’éprouve