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[Tome deuxième.]
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tre les logarithmes naturels et les sinus circulaires ,niais la théorie purement algébrique que nous venonsS’exposer a seule le mérite de montrer l’origine de cesfonctions importantes qui viennent clore la partie théo-rique élémentaire de la science des nombres et tracerla ligne de démarcation entre les algorithmes élémen-taires , fondemetis de toute conception mathématique,et les combinaisons de ces algorithmes, combinaisonsdont le nombre est indéfini. C’est à Euler qu’on doitles premiers développemens delà théorie des sinus cir-culaires ; théorie qu’il a pour ainsi dire épuisée dansson beau mémoire, Subsidium calculi sinuum , insérédans le tome V des Nom’. Méni. de St-Fclersbourg.Quant aux sinus hyperboliques, il paraît qu’on doit àLambert leur introduction dans la science; c’est lui dumoins qui , dans ses observations trigonométriques[Voy. Mém. de VAcad, de Berlin , 1768), amis danstout son jour l’extrême ressemblance qui existe entreles sinus et cosinus du cercle et les coordonnées del’hvperbole ; il la démontre par un parallélisme exactet presque une identité entre les formules des sinus,cosinus et tangentes circulaires, selon les différons casou rapports des arcs circulaires, et celles des sinus , co-sinus et tangentes hyperboliques dans les cas analoguesaux différens rapports des secteurs hyperboliques. Onlui doit même des tables de sinus et cosinus hyperboli-ques et l’idée première d’une trigonométrie hyperboli-que devant suppléer aux cas où la trigonométrie cir-culaire est insuffisante pour la solution de divers pro-blèmes astronomiques. Ces aperçus ingénieux n’ontpoint encore reçu d’applications importantes.

SIPIION ou SYPIION. ( Uléc .) Instrument très-sim-ple et très-connu dont on se sert spécialement pourtransvaser les liquides. 11 consiste en un tube recourbéde verre ou de métal, et dont une branche est pluslongue que l’autre. On plonge la branche la plus courtedans le vase qui contient la liqueur, puis on aspire l’airdans l’autre branche. Alors l’écoulement commence etne fiuit que lorsque l’extrémité de la courte branche neplonge plus du tout dans la liqueur. Nous avons ex-posé au mot Ain les causes du jeu de cet instrument.

SIRIUS. {Ast.) Nom de la plus brillante des étoilesfixes. Elleest située dans la gueule du chien. Les Arabesla nommaient aschère, scerce, alhabor, aliemini,lalaps,les Grecs mpos, etnpoxvuf, et les Latins canicula.

SOLAIRE. {Ast.) Se dit adjectivement de ce qui arapport au soleil. {Voy. Soleil et Système. Voy. aussiAnnée.)

SOLEIL . {Ast.) Corps sphérique, lumineux par lui-même , centre et régulateur des mouvemens de la terreet des autres planètes.

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Le soleil, source principale de la chaleur et de lalumière, et, comme tel, principe vivifiant de tout cequi végète, est pour nous l’astre le plus important del’Univers. L’cclat de ses rayons est insupportable pourl’œil nu , et ce n’est qu’en les affaiblissant par l’interpo-sition d’un verre noirci à la fumée qu’il devient possi-ble de le fixer; il nous apparaît alors comme un disqueplat, illusion d’optique que le raisonnement redressebientôt lorsqu’on sait que cette apparence est celle detous les corps ronds vus de très-loin. Projeté sur lavoûte céleste, ainsi que la lune, et d’une grandeur ap-parente qui diffère peu de celle de ce dernier astre,on pourrait imaginer au premier aspect que les distan-ces de la terre à ces deux corps sont à peu près lesmêmes, mais ce serait une nouvelle illusion, cariadistance moyenne du soleil à la terre est environ 4oofois plus grande que celle de la lune.

En examinant le soleil avec des télescopes d’un pou-voir amplifiant suffisant et garnis de verres colorés, ondécouvre souvent sur son disque des taches noires d’uneforme irrégulière et entourées d’une espèce de bor-dure moins sombre. Dans l’intervalle de quelquesjours et même de quelques heures, ces taches s’élar-gissent ou se resserrent, changent déforme et dispa-raissent entièrement; les plus persistantes semblent tra-verser le disque du soleil, ce qui demande à peu près4 jours. Arrivées à l’un des bords , elles cessent d’êtrevisibles pour se remontrer 4 jours après vers le bordopposé. Ces phénomènes ont fait conjecturer au célèbreHerschell que le corps du soleil est un noyau obscuret solide dont quelques parties sont mises à découvertpar suite des oscillations de l’atmosphère lumineuse quil’entoure. Dans cette hypothèse, qui paraît réunir leplus de probabilités, les taches seraient le corps mêmedu soleil, et leur mouvement apparent de translationserait causé par la rotation du soleil sur son axe. C’esten effet par l’observation de la durée uniforme de lamarche révolutive de toutes les taches qu’on a pu con-clure que le soleil tourne sur lui-même dans une pé-riode de 25 jours et demi. Delambrela fixe h a5i,oi 154>mais on ne peut regarder cette question comme déter-minée avec une précision suffisante.

Quelquefois, dans le voisinage des grandes taches, onobserve de larges espaces couverts de raies bien mar-quées, plus lumineuses que le reste. Ces raies se nom-ment facules ; on peut les considérer comme les sommetsde vagues immenses dans les régions lumineuses de l’at-mosphère. Fréquemment des taches se forment près desfaculcs, lorsqu’il n’y en avait pas auparavant. Les tachesne se manifestent que dans une région qui 11c s’étend pasà plus de 3o degrés de part et d’autre de l’équateur so-laire; circonstances qui s’accordent parfaitement avecl’origine que nous venons de leur assigner, car c’est né-