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Son objectif avait une distance focale de 11 pieds, etson oculaire uue de trois pouces. Il se servit aussi d untélescope de 23 pieds de long avec deux oculaires jointsensemble, ayant chacun un rayon de courbure de 9lignes.
Le télescope achromatique est la même chose que letélescope astronomique ordinaire rendu plus parfaitpar la substitution des verres achromatiques aux verresordinaires.
Télescope de réflexion. Le premier inventeur decette espèce de télescope est le père Mersenne ; mais lesobjections que lui fit Descartes , sur le plan de cet in-strument qu’il lui avait soumis , l’empêchèrent d’enpoursuivre l’exécution. "Vingt ans après, en i663, Jac-ques Gregory donna, dans son oplica promola , la des-cription d’uu télescope de réflexion, et vers le mêmetemps, en France , Cassegrain proposa un instrument àpeu près semblable. Cependant s’il est incontestableque Newton n’a point eu le premier l’idée de l’instru-ment auquel on a donné son nom, il est tout aussi in-contestable qu’il a le premier surmonté les difficultéscontre lesquelles Gregory et Cassegrain échouèrent, etque non seulement il lui était réservé , par ses immor-telles découvertes, de prouver les avantages du téles-cope de réflexion , mais encore qu’il en construisit un ,d’un peu plus de six pouces de long, avec lequel ilpouvait lire de plus loin qu’avec une bonne lunetted’approche ordinaire de quatre pieds. Ce succès deNewton, malgré tout ce qu’il était permis d’en espérer,11’excita pas d’abord l’émulation des opticiens, car cene fut qu’en 1719 que Hadley parvint à construiredeux télescopes de réflexion de 5 pieds 2 pouces anglais ,qui réussirent si bien qu’on voyait par leur moyen lessatellites de Jupiter et de Saturne aussi distinctementqu’avec un télescope de 123 pieds. Hadley s’étant en-suite réuni à Bradley et à Molineux, dans le but deperfectionner les moyens de construction et de fourniraux plus habiles artistes anglais des procédés assezéprouvés pour leur ôter la crainte de se ruiner en essaisinfructueux , cette noble association réussit si complè-tement, qu’après avoir communiqué le résultat de scsrecherches à Scusset, habile opticien, et à Hearne, ingé-nieur pour les instrumens de mathématiques, les téles-copes de réflexion devinrent d’un usage aussi répanduque celui des télescopes ordinaires. Nous ne devons pasoublier que trois opticiens français , Paris et Goni-chon, associés , et Passemant ont eu le courage detenter la construction des télescopes de réflexion , etqu’ils ont réussi sans aucun des secours qu’avaient eusles opticiens anglais. Les premiers télescopes de Paris etGonichon furent achevés vers 17 33, et ceux de Passe-mant un an ou deux après.
Télescope de Newton. Il se compose d’un tube
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ABCD (PI. 20, fig. 3) , au fond duquel est un grandmiroir concave GH de métal, vis-à-vis duquel et dansson axe on place un miroir plan K k aussi de métal ,d’une figure elliptique et incliné de 45° à l’axe du tube.Ce miroir plan doit être situé entre le grand miroirconcave et son foyer, et à une distance de ce foyer quisoit égale à la distance du centre de ce petit miroir aufoyer d’un verre oculaire O, lequel est placé dans unpetit tube latéral.
D’après cette disposition , les faisceaux lumineux EGet Fil qui viennent de l’objet sur le grand miroir GH,et qui après leur réflexion iraient dessiner une imagerenversée mn au foyer de ce grand miroir, sont reçuspar le petit miroir plan RA: et réfléchis vers l’ocu-laire LL. Comme les miroirs plans ne changent rien àla position des rayons de lumière qu’ils réfléchissent,l’image en sq sera renversée comme elle l’eût été enmn.
L’amplification de ce télescope est égale au nombrede fois que la distance focale du grand miroir contientcelle de l’oculaire.
L’oculaire du télescope de Newton étant placé sur lecôté rend cet instrument très-incommode pour obier-ver les astres près du zénith. Comme il est aussi très-difficile de trouver l’objet, on met sur le corps du té-lescope une petite lunette ordinaire qui a beaucoup dechamp et dont l’axe est parallèle à celui de l’instrument.Cettelunette, qu’on nomme un trouveur, sert à placer letélescope dans la direction de l’objet qu’on veut obser-ver.
Télescope de Grégory. Celui-ci sc compose de deuxmiroirs concaves et d’un ou deux verres oculaires con-vexes ou plans convexes.
Le grand miroir concave LL de métal , percé d’untrou circulaire à son centre X, est placé au fond d’untube ouvert (PI. 20 , fig. 4) J vis-à-vis de ce miroir etvers l’autre extrémité du tube on place un second mi-roir concave EF de métal , parallèle au grand miroir,un peu plus large que l’ouverture X de ce miroir, etdont la concavité fait partie d’une sphère beaucoupplus petite que celle sur laquelle est formé le grand mi-roir. Ce petit miroir doit être placé au-dcla du foyer dugrand miroir à une distance telle que son propre foyerne coïncide pas avec le foyer du grand miroir , maisqu’il en soit éloigné d’une quantité égale à la troisièmeproportionnelle entre les distances focales respectivesdes deux miroirs. A l’extrémité du grand tube, à la-quelle est placé le grand miroir, et vis-à-vis le trou cir-culaire de ce miroir , on ajuste un autre petit tubeMSSN dans lequel on place un et plus généralementdeux verres oculaires MN, SS.
Dans cet instrument, les rayons lumineux qui vien-nent de l’objet, après avoir été réfléchis par le grand
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