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celui des segmens de sphère qui composent YoculaireX),convexe des deux côtés.
La distance CDdes deux verres étant égaleà la sommede leurs distances focales, leurs foyers répondent auxmêmes points où se forme l’image ab de l’objet. Ainsiles pinceaux lumineux qui , partant de chaque pointd’un objet très éloigné AB, doivent être considéréscomme parallèles entre eux, arrivant à l’objectif C,Vont se réunir au foyer F de ce verre où ils formentl’itnage ab de l’objet , laquelle est renversée, parceque les rayons qui viennent des extrémités de l’objet sesont croi-és en passant par l’objectif C. L’oculaire Détant placé au-delà du foyer F du verre objectif à unedistance FD égale à celle de son propre foyer, les pin-c "aux lumineux, après avoir formé l'image, éprouventeu traversant cet oculaire une nouvelle réfraction quiles fait converger vers un point E , et l’œil étant placéa ce point reçoit ces rayons de la meme manière que sil’objet lui-même au lieu de son image était placé aufoyer F. Il en résulte que l’image ai devient l’objetimmédiat de la vision et que l’œil la voit sous l’angleGEII, lequel est d’autant plus grand que la distancefocale CF du verre objectif est plus grande, et que celleFD du verre oculaire est plus p< tite. Or, la giandcura Pparente d’un objet, d’après laquelle nous jugeons des » distance , étant proportionnelle à l’angle visuel souslequel il nous apparaît, l’objet AB paraîtra d’autantplus grand et d’autant plus près de l’œil que cet angleGEII sera plus grand.
Ce télescope augmente donc le diamètre apparentd’un objet autant de fois que la distance focale du verreobjectif contient la distance focale du verre oculaire, desorte que si cette première distance est, par exemple ,vingt fois plus grande que la seconde , le diamètreapparent de l’objet deviendra vingt fois plus grand, ou,ce qui est la même chose, ce diamètre sera vu au traversdu télescope de la grandeur qu’il le serait à la vue simpie si l’objet n’était placé qu’à la vingtième partie delàdistance où il est réellement de l’œil. On peut énoncerce phénomène de la manière suivante : le diamètre ap-parent d'un objet, vu par le télescope, est à son diamè-tre apparent à la vue simple, comme la distance focalede l’objectif est a la distancefocale de l'oculaire.
La distance focale d’un verre plan-convcxe étant àpeu près égale au double du rayon de la sphère dontce verte est un segment, et la distance focale d’un verreconvexe des deux côtés différant peu du rayon de lasphère dont les deux segmens qui le composent, sup-posés égaux cntie eux , font partie; on peut aisémentdéterminer la distance de l’objectif à l’oculaire d’un té-lescope, ou ce que l’on nomme la longueur du téles-cope, d’après la nature des verres qu’on veut employerü sa construction {voy. Lentille ; ) comme aussi leïomk it,
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grossissement qu’il fera éprouver aux objets, c’est-à-dire son amplification (voy. ce mot).
Le télescope que nous venons de décrire a reçu lenom A’astronomique, parce qu’on ne s’en sert que pourles observations astronomiques où il est parfaitementindifférent de voir les objets droils ou renversés. Enlui ajoutant deux autres verres nommés aussi oculaires,on fait éprouver aux rayons lumineux de nouvelles ré-fractions qui redressent l’image, et l’on a alors le téles-cope terrestre. Voyez ce que nous avons dit surce sujet,et sur le télescope de Galilée, au mot Lunette .
Te’lescope ae'rien. Ce télescupe, inventé par Huygens ,ne diffère du télescope astronomique que par la ma-nière de monter les verres, lesquels n’étant pas placésdans un même tube permettent de donner à l’instrumentune longueur qu’on nepourrait obtenir avec un seul tubesans le rendre très-incommode et très-difficile à manier.Use compose d’un mât AB, (PI. 58, fig. 4) planté vertica-lement , dont la longueur est celle que devrait avoir letube du télescope. Ce mât est aplani d’un côté sur le-quel on fixe deux règles parallèles entre elles et éloi-gnées l’une de l’autre d’un pouce et demi (4o £ milli-mètres) , de sorte qu’elles forment une rainure du hauten bas du mât, laquelle doit être tenue un peu pluslarge en dedans qu’en dehors. Au haut du mât est uneroulette A, qui tourne sur son axe et sur laquelle passeune corde G deux fois aussi longue que le mât. Cettecorde, de la grosseur du petit doigt, sert à élever l’ap-pareil qui contient l’objectif ; elle est garnie à sonextrémité en H d’un contre-poids égal à celui de l’ap-pareil. Une pièce de bois, longue de deux pieds, estajustée dans la rainure qu’elle peut parcourir danstoute sa longueur en glissant librement mais sans jeu ;à son milieu sont fixés deux bras L ,1, qui soutiennent àangle droit un autre bras E , lequel porle une espècede fourchette F, dans laquelle se meut librement untube IR, auquel est fixé le verre objectif. Le tube IRest porté sur une règle de bois qui le déborde de 8 àio pouces, et à laquelle est attaché un fil de soie dontl’autre extrémité tient à l’appareil de l’oculaire. Cesecond appareil se compose d’un tube Q fort court ,fixé sur une règle QY qui est posée sur un axe B. quel’astronome tient dans sa main ; l’extrémité Y de larègle reçoit le bout du fil de soie qui s’enroule sur unepetite cheville, de manière qu’on peut le ralonger oule raccourcir à volonté. Le tube Q renferme 1 oculairequ’on recouvre d’un cercle perce d un tres-petit trou aumilieu, afin d’écarter les rayons lumineux divergensqui pourraient fatiguer l’œil. Enfin , un support X estplacé sur le sol pour que l’observateur, en appuyant sonbras dessus, puisse tenir ferme l’oculaire.
Tel était le grand télescope d’Huygcus avec lequel ildécouvrit l’anneau de Saturne et un de scs satellites.
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