Band 
[Tome deuxième.]
Seite
532
JPEG-Download
 

TE

552 TE

sidéral se mesure par le jour sidéral qui est la duréed’une révolution diurne de la sphère des étoiles fixes.

Le temps civil est la même chose que le temps solairemoyen. (Voy. pour les détails Equation dd temps etHeure.)

TERME. {Alg.) Partie distincte d’une quantité réu-nie aux autres par les signes -j- ou —. Par exemple ,si une quantité est exprimée par Ax -f- Bj- -f- C , Ax ,13/et C sont les termes de cette quantité.

Une quantité qui n’est composée que d’un seul termecomme A , ou Ax, ou Ax'y, etc. , prend le nom demonome. On lui donne le nom de binôme lorsqu’elleest composée de deux termes, comme A-j-B, ou A-|-Bx,ou x’+xy, etc. Et en général on la désigue par lenom de polynôme , quand elle est composée de plu-sieurs termes. (Voy. Polynôme.)

On donne encore le nom de termes aux quantitésque l’on compare entre elles pour former des rapports.Si l’on a, par exemple , A : B = m , A et B sont lestermes du rapport m. De même, si les quantitésA, B, C, D forment la proportion

A : B :: C: D,

ces quantités seront les termes de cette proportion , sa-voir : A , le premier terme j B , le second terme , etc.( Voy . Proportion.)

TERRE. En astronomie , c’est une des planètesprincipales qui composent le système solaire , la troi-sième dans l’ordre des distances au soleil, et qui décritautour de cet astre une orbite elliptique comprise entreles orbites de Vénus etde Mars. Les astronomes la dési-gnent par le caractère ÿ. En géographie , c'est leglobe que nous habitons, composé de parties solides etde parties fluides.

La théorie de la terre a été considérée de tout tempscomme une des branches les plus importantes dessciences physiques, ou du moins comme celle qui serattache le plus intimement à l’existence matérielle del’homme. On ne peut douter que les premiers efforts decet esprit d’investigation qui distingue l’être raisonnablen’aient dû se porter particulièrement sur la demeurequi lui est imposée. Attaché par sa nature à cette de-meure qu’il peut bien parcourir, mais qu’il ne peutquitter, son premier besoin intellectuel était d’en recon-naître la forme, d’en déterminer les limites, d’en étudierlesaccidens. Aussi dès la plus haute antiquité des ten-tatives furent faites pour mesurer les dimensions de laterre qu’on avait déjà reconnue être un globe ou uncorps splierique situé d’une manière isolée au sein de1 espace absolu ; et, si les résultats de ces premières me-sures ne peuvent même pas passer aujourd’hui pour uneapptoximatiou grossière, nous n’eu devons pas moins

admirer le génie de ceux qui ont ébauché un problèmedont toutes les forces réunies de la science moderne nesont point encore capables de donner une solution ri-goureuse.

La sphéricité ou la forme ronde de la terre se mani-feste par plusieurs phénomènes physiques faciles àobserver. Telle est, par exemple, la ligue circulaire quitermine l’horizon de tout spectateur dont la vue n’estpoint bornée par des montagnes ou des inégalités deterrain. Eu effet, lorsqu’on est au milieu d’une vasteplaine et qu’on regarde autour de soi il semble qu’onoccupe le centre d’un cercle qui a pour circonférencela ligne où l’atmosphère paraît se confondre avecle sol.A mesure que l’on marche on découvre une portion nou-velle de terrain , du côté vers lequel on se dirige, tan-dis que l’on cesse d’en apercevoir une portion égale ducôté opposé ; mais il semble toujours que le point quel’on occupe est le centre d’une circonférence déterminéepar la rencontre du sol avec l’atmosphère. Le mêmephénomène se remarque au sommet d’une haute mon-tagne , seulement la circonférence de l’horizon visibleest d’autant plus grande qu’on est plus élevé, et, quelleque soit l’étendue du terrain qu’on découvre , il affectetoujours une forme circulaire. Or, il est évident que detelles apparences ne pourraient avoir lieu si la surfacede la terre, abstraction faite des inégalités du terrain ,n’étaient pas une surface convexe dans tous les sens.C’est en mer surtout que cette courbure est le plus sen-sible. Tout le monde sait aujourd'hui que, lorsqu’unvaisseau commence à apercevoir la terre , les premiersobjets visibles sont les parties les plus élevées du sol oule sommet des édifices. Par exemple, de l’extrémité Ad’un mât (PI. 35, fig. 4) on découvre le sommet B' d’unédifice avant qu’il soit possible d’en voir le pied D, quecache encore la convexité des eaux.

La forme ronde de l’ombre de la terre dans les éclip-ses de lune est un autre phénomène qui prouve sa sphé-ricité, et l’on dut s’en servir comme d’uu moyen dedémonstration dès qu’il fut avéré que ces éclipses ontpour cause le passage de la lune au travers de l’ombreprojetée par la terre. (Voy. Eclitse.) Mais sans recourirà de tels argumens , qui supposent déjà des connais-sances astronomiques assez étendues, il suffit des phéno-mènes de 1 horizon visible et des différais aspects queprésente la voûte céleste lorsqu’on change de lieu surla terre , pour démontrer clairement que la tenu estun corps sphérique. (Voy. Voûte céleste.)

Les premiers observateurs s’aperçurent donc bienvite de la figure ronde de la terre, qu’ils durent dèslors considérer comme une sphère parfaite, car 1rs iné-galités de sa surface, comparées à son volume , sont apeine appréciables , mais la mesure de ses dimensionsleur offrit des difficultés insurmontables, quoique le