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en tenir, pour l’évaluation de l’aplatissement de laterre, aux résultats de la mesure des degrés du méridienet des observations du pendule, et adopter le nom-bre comme celui qui représente le mieux cet apla-tissement.
Quoique le nombre 3 Ô„ soit assez considérable lors-qu’il s’agit des dimensions absolues du globe terrestre,
est presque impossible d’en tenir compte dans laconstruction des sphères qui servent à le représenter,car pour un sphéroïde dont le demi grand axe aurait,Par exemple, 6 décimètres, l’aplatissement ne seraitque de 2 millimètres, et une si petite quantitéserait entièrement insensible à la vue, si l’on par-venait à la représenter avec exactitude. Il en est deOléine, à plus forte raison, des montagnes dont la plushautene dépasse pas de beaucoup, en ligne verticale, lalongueur d’une lieue marine de 20 au degré; le diamè-tre de la terre contenant environ 2292 de ces lieues ,on ne pourrait représenter une telle montagne sur unglobe de 6 décimètres de diamètre que par une saillie* peine sensible au toucher, mais entièrement insensi-ble à l’œil. On peut donc continuer à représenter laterre par une sphère parfaite, car les aspérités de sasurface comparées à son volume sont beaucoup moinsconsidérables que les petites aspérités qui se rencon-trent sur la peau d’uue orange.
Si le problème de la figure de la terre est encorecompliqué de difficultés insurmontables, il n’en est pas*le même des questions relatives aux mouvemens dontce globe est animé. Ici la marche de la science estcertaine, ses procédés sont rigoureux et la théorie et lesfaits viennent se prêter un mutuel appui. Nous savonseufin que la terre n’est pas immobile au centre de l’Uni-vers, comme on l’a cm pendant si long-temps, maisqu’elle est douée de deux mouvemens distincts dontl’un,sous le nom de mouvement diurne , e^t une rotationsur son axe qu’elle effectue en 23'* 56’ 4", et dont l’au-lr e, sous celui de mouvement annuel, est une révolu-tion autour du soleil qu’elle accomplit dans la duréed’une année. Les diverses particularités de ces mouve-tuensayaut été déjà l’objet de plusieurs articles, nousdevons nous borner ici à en présenter le résumé.
La terre décrit autour du soleil une ellipse dont iloccupe l’un des foyers, et qui est située dans le plan def écliptique. Ce mouvement est prouvé théoriquementcomme une conséquence nécessaire des lois de la gravi-tation universelle (voy. Attraction et Gravite ), et ilse manifeste empiriquement dans le phénomène de1 aberration de la lumière ( voy. Aberration ). Sa du-rée périodique, qui détermine celle de l’année, est de3G5i 5 k 48 5i'; pendant ce temps le soleil, par uneillusion optique, nous paraît parcourir l’écliptiqued’Occidcnt en Orient.
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La moyenne distance de la terre au soleil étant sup-posée de 100000 parties, l’excentricité de son orbite,c’est-à-dire, la distance d’un des foyers de l’ellipse à soncentre, est de 1G79 de ces parties (voy. Excentricité);ainsi lorsque la terre est à son aphélie, ou au point deson orbite le plus éloigné du soleil, sa distance de cetastre est de 101679 parties , et lorsqu’elle est à son pé-rihélie elle en est distante de g832i de ces mêmesparties. Sa plus grande distance est donc à sa plus pe-tite à peu près comme 3o est à 29.
Le mouvement de rotation de la terre sur son axes'effectue d’Occident en Orient dans un intervalle de23 h 5G' 4". Comme dans cet intervalle la terre s’estavancée sur son orbite et que sa situation a changé parrapport au soleil, un même méridien terrestre ne seretrouve coïncider avec le Soleil qu’après une rotationentière plus une petite partie de la rotation suivante,de sorte qu’en rapportant au soleil la rotation de laterre sur son axe, la durée de cette rotation est de24 heures. C’est ce mouvement qui produit l’illusiond’un mouvement en sens inverse du soleil, des planèteset des étoiles fixes. Dans son double mouvement derotation et de translation, la terre conserve toujoursson axe dans une même direction : on nomme cettecirconstance le parallélisme de l’axe de la terre. La ro-tation de la terre se manifeste dans l’expérience par ladiminution de la pesanteur à l’équateur et par la dévia-tion de la chute des corps. ( Voy . Déviation.)
Le centre de la terre ne quitte jamais le plan del’écliptique avec lequel son axe fait un angle de 20 de-grés et demi. Cette inclinaison étant constante , dumoins à fort peu de choses près, il en résulte que lesoleil ne répond jamais perpendiculairement deuxinstans de suite au même point de la surface de laterre. C’est ce qui occasionne le changement des sai-sons , ainsi que nous allons le faire voir.
La terre, dans sa révolution annuelle autour du so-leil, ayant son axe de rotation AB (PI. 54, fig. 12) in-cliné sur le plan de l’écliptique, a son mouvement derotation dans le plan de l’équateur EQ , de sorte quechaque jour le soleil doit paraître décrire un cercle pa-rallèle à cet équateur. Mais ces cercles changent conti-nuellement , car lorsque la terre est en T, le soleil ré-pond perpendiculairement à l’équateur et semble cejour-là décrire l’équateur lui-même, tandis que, lors-que la terre est eu "T, le soleil répond perpendiculaire-ment au cercle du tropique MN , qu il doit alors paraî-tre décrire. Dans les positions intermédiaires de la terre,le soleil semble parcourir des cercles intermédiairesentre l’équateur et le tropique. De Q> à l’effet esttout opposé; le soleil, après avoir paru décrire le tropi-queMN, décritchaque jour un cercle qui se rapproche del’équateur jusqu’à ce que, la terre étant en -Af, il répond