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[Tome deuxième.]
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Je nouveau perpendiculairement à l’équateur. De^en% les cercles décrits sont entre l’équateur et l’autre tro-pique TC, qui semble être décrit le jour où la terrearrive au point f. Enfin de en T le soleil répondsuccessivement aux cercles intermédiaires entre TC etEQ , et lorsque la terre, après une révolution, est deretour dans le signe du bélier, l’équateur semble êtrede nouveau décrit par le soleil.

Dans les deux positions extrêmes où le soleil répondperpendiculairement à l’équateur, la durée du jour estégaleà cellede la nuit; dans toutes les autres ces duréessont inégales. L’inspection de la figure montre que lesplus grands jours ont lieu pour un hémisphère lorsquelesoleil répond à son cercle tropique. Dans nos contrées,le printemps commence lorsque la terre est dans la ba-lance, et que par conséquent le soleil nous paraît danslesigne du bélier. Il en est de même pour toutes les au-tres saisons , la terre se trouve réellement dans le signeopposé diamétralement à celui que lesoleil paraît occuper.La distance de la terre au soleil n’influe eu aucune ma-nières sur la chaleur des saisons, car c’est pendant l’hi-ver que la terre parcourt la partie de sou orbite où setrouve le périhélie.

Voyez, pour tout ce qui a rapporta la terre, les motsPuecession, Nutation, Pertubbation, Année et Soleil.Quant aux ouvrages que l’on doit consulter au sujet dela détermination de sa figure, voici la liste des princi-paux : Maupertuis , de la figure de la terre. Bouguer ,figure de la terre. La Condamine, mesure des trois pre-miers degrés. Cassini , méridienne de Paris vérifiée.Clairaut , théorie de la figure de la terre. D’Alembert ,recherches sur différons points du système du monde.Lagrange, Mc ni. de Berlin, l'j'fi. Laplace , mécaniquecéleste.

TÈTE du dragon. ( Ast .) Nom que l’on donne aunœud ascendant de la lune; on l’exprime par le carac-tère ft,

TÉTRAGONE. (Géom.) Polygone de quatre côtés ;on le nomme plus communément quadrilatère. ( Voy.ce mot.)

TÉTRAÈDRE. ( Géom .) C’est un des cinq solides ré-guliers. Il est compris sous quatre faces qui sont destiiangles équilatéraux égaux. {Voy. Polyèdre et Régu-lier.)

TÉTRAPASTON. ( Méc .) Nom que les anciens don-naient b une machine composée de quatre poulies.(Voy. Poulie.)

TIIALÈS (de Milet ). C’est à l’époque de la fonda-tion de 1 école ionienne, où ce célèbre philosophe exposases doctrines et ses travaux, qu’il faut placer le com-

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mencemcnt de la première période de l’histoire au-theutique de la science, et celle des développemens ra-tionnels de 1 esprit humain; les connaissances vagues, lesnotions incomplètes que pouvaient posséder , avant cetemps, quelques nations, dont on a voulu reculer leberceau et la civilisation dans un passé sans limites neconstituaient point la science. Il fallut, pour mériter cenom aux premières tentatives de l’intelligence, qu’el-les fussent vivifiées et agrandies par le génie brillant dela Grèce . Thalès doit l’immortalité acquise à sou nomà ses heureux et nobles efforts pour initier sa patrie àce grand mouvement des idées qui, depuis lui, n’a pascessé d’agiter le moude et de guider l'esprit humain dedécouvertes en découvertes.

Les historiens de l’antiquité et Diogène Laërce , quifut spécialement le biographe de Thalès, fixent l’épo-que de la naissance de ce grand homme à l’an 64° avantJ.-C. Suivant un grand nombre d’historiens, ce pèrede la philosophie grecque était Phénicien et ne vintà Milet , qu’étant déjà avancé en âge, mais le nomde cette dernière ville est demeuré attaché au sien, etnous nous conformons à l’usage, car ceci est fort im-portant pour l’histoire de la science, à laquelle Thalèsappartient spécialement. Son esprit ardent et appliquéà l’étude des grands phénomènes de la nature lui fitprendre en pitié, dit-on, les connaissances qu’il étaitpossible d’acquérir dans son pays, et il résolut d’allerchercher en Egypte des enseigncnicns plus élevés et plusdignes de son génie. Ce qu’on a dit de Thalès, on l’adit depuis de Pylhagore et de Platon . Mais il est aumoins extraordinaire que ces hommes, divinisés par laGrèce , dans son poétique enthousiasme pour les nobleset grandes choses qu’ils lui révélèrent, l’apportèrent tousde l’Egypte un savoir que les prêtres si savaus de cepays n’avaient pas même acquis plusieurs siècles après.En effet, Plutarque rapporte que le roi Amasis fut dansl’admiration de voir Thalès mesurer les pyramides oules obélisques par leur ombre, c’est-à-dire, probablementpar le rapport qui existe entre les corps verticaux etleur ombre projetée sur un plan horizontal. Cette opé-ration, dit l’historien des mathématiques, est la premièreébauche connue de cette partie de la géométrie quimesure les grandeurs inaccessibles par les rapports descôtés des triangles. Thalès était donc, au moins sur cepoint, plus avancé que ses maîtres. Pylhagore rapportadu même pays des idées sur le mouvement de la teireque, plus de mille ans après, Ptolémée n’annonça eupassant dans l’Almageste que comme une vieille erreur del’astronomie des Grecs, et dont l’Egypte s’était toujoursbien gardée. Platon , qui appréciait les connaissances ma-thématiques, n’éWit pas lui-même un grand géomètre,dans le sens pratique de l’expression , mais il révéla àl’Egypte un grand nombre de problèmes géométriques