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Egyptiens, ni celui de Ptolémée, ni celui de Copernic ,mais qui empruntait à chacun d’eux quelque chose.{P'oy. Système.) Cette hypothèse qui était au moins in-génieuse à une époque où les vraies lois du mouvementu’étaient pas révélées , et qui supposait dans son auteurdes connaissances extraordinaires en astronomie, est au-jourd’hui oubliée, ou du moins l’exposition des idéessur lesquelles elle repose ne sert qu’à démontrer avecplus d’évidence la réalité du mouvement de la terre.
Une des gloires de Tycho-Brahé est d’avoir été lemaître et le protecteur de l’immortel Keppler, qui,malgré son respect pour lui et l’admiration que lui cau-saient ses nombreux et utiles travaux , sut se préserverde ses erreurs , tout en s’appuyant sur ses observations,pour démontrer les lois générales du mouvement desastres.
Tycho Brahé mourut à Prague , le i4 octobre 1601.On voit encore dans une église de cette ville le monu-ment qui fut élevé en son honneur, et où ses dépouil-
les mortelles furent déposées avec une pompe extraordinaire. Il n’a laissé qu’un petit nombre d’écrits, dontles principaux sont :I. Astronomiœ instaurâtes mecha-nica, Wandesburg, i5g8 , in-folio ; Nuremberg , 1602.II. Progymnasmata , Uraniemborg, 1587-158g, 2 vol.in-8°. C’est dans ce dernier ouvrage que Tycho-Brahé a consigné ses observations sur la théorie de la terre etsur celle des comètes. III. Epistolarum astronomica-rum libri duo, Francfort , 1610, in-4°. IV. O ratio dedisciplinis malhematicis, Copenhague , 1610, in-8°. Lesobservations de Tycho ont servi de base aux TabulesRudolphinœ , données par Keppler, et à toutes les au-tres tables célestes, publiées depuis le commencementdu XVII e siècle ; elles ont été recueillies avec soin parses disciples et publiées sous ce titre : Historia celestisXX libris , 1666. Voyez l'oraison funèbre de Tycho-Brahé , par Jessenius, Nembourg, 1601, in-4 0 , et lavie de ce grand astronome, écrite par Gassendi, Paris ,
i654, in-4°*
IJ.
UNIFORME. ( Mêc .) Le mouvement uniforme estcelui d’un mobile qui parcourt des espaces égaux entemps égaux. {Voy. Mouvement.)
UNITÉ. Quantité prise pour terme de comparaisonentre des objets de même nature , et que l’on considèreindividuellement sans avoir égard aux parties dont ellepeut être composée. ( Voy . Arithmétique, 2.)
UNIVERSEL. Cadran universel. ( Gnom .) De tousles cadrans portatifs et qui n’ont pas besoin d’êtreorientés, celui-ci est le plus simple et le plus facile àconstruire. Ayant décrit, sur un carton, avec un rayonarbitraire AC, une circonférence de cercle(Pl. 4®>fig*8),ou la divise en douze parties égales, puis on jointdeux à deux les points de division par des lignes paral-lèles qui deviennent les lignes horaires de la figure. Al’extrémité A du diamètre AS perpendiculaire à toutesces lignes, on mène la droite AB, qui fait, avec le dia-mètre AS, un angle BAS égal à la latitude du lieu pourlequel on veut construire le cadran, puis on prolonge°ette ligne jusqu’à ce qu’elle rencontre la droiteBC quipasse par le centre. Au point d’intersection B, on mènea AB une perpendiculaire, sur laquelle on marque, àla droite et à la gauche du point B, les points d’inter-section que pourraient déterminer toutes les droitesmenées du point A, et faisant avec AB des angles deG 2, 3, 4, etc. degrés. Par exemple, la droite AD quifot avec AB un aDgle B AD de 10 degrés, détermine ladivision marquée 10. L’instrument étant achevé comme
la figure l’indique , on tire à sa partie supérieure uuedroite parallèle au diamètre AS , puis on place auxdeux extrémités de cette droite, et perpendiculairementau plan du cadran , deux pinules percées toutes deuxd’un trou circulaire, afin qu’ou puisse viser une étoile,ou dont une seule C porte un trou, si l’on veut ne seservir que du soleil; l’autre doit être alors croisée pardeux lignes dont le point d’intersection correspond autrou de la première.
Pour se servir de ce cadran , on adapte aux divisionssupérieures un fil DM qui porte un plomb à son extré-mité inferieure, et dans lequel est enfilée une petiteperle qu’on peut faire glisser à volonté. Ayant doncfixé, à la division qui correspond à la déclinaison dusoleil, l’extrémité supérieure du fil, et placé la perlede manière qu’en tendant le fil et le faisant passer parle point A, la perle couvre ce point, on présente ver-ticalement l’instrument aux rayons du soleil, en tour-nant du côté de cet astre la pinule C , de manière à ceque le rayon lumineux qui passe par le trou de cettepinule tombe sur le point correspondant de l’autre pi-nule. Alors le fil DM prend, par le poids de son plomb,une position verticale, et la perle M marque 1 heurepar sa position sur les lignes horaires. Par exemple,dans la figure elle coupe la ligne marquée V, VII, etelle indique ainsi V heures après midi, ou VII heuresavant, car les chiffres du haut marquent les heures dusoir, et ceux du bas les heures du matin : quand la perletombe entre deux lignes elle indique les instans intermédiaires. On peut aisément estimer à l’œil les frac-