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que la soupape inférieure d’expulsion d, tandis que lessoupapes opposées c et b sont fermées ; alors la vapeurde la chaudière jaillira par le tuyau CE et la soupape adans la partie supérieure du cylindre, et par son élas-ticité chassera le piston jusqu’en bas. Mais quand lepiston q est amené au bas du cylindre , l’extrémité B dugrand balancier est tirée en bas par le parallélogrammeTV : son autre extrémité A s’élève, et la roue U ayantparcouru la demi-circonférence de S aura poussé enavant le volant F et fait mouvoir tout le mécanisme quien dépend. Quand le piston q a atteint le bas du cylin-dre , la tige TI de la pompe à air rencontrant le coudeM de la tige de la soupape a l’a fermée, et aussi la sou-pape d’expulsion d, taudis que par la rencontre del’autre coude N elle a fait ouvrir la soupape d’expulsionb et la soupape d’introduction c; en conséquence, la va-peur qui est au-dessus du piston se précipite par la sou-pape d’expulsion b dans le condenseur i, où elle estcondensée en eau par le jet qui arrive au milieu, tan-dis que .dans le même temps une nouvelle quantité deVapeur de la chaudière arrive par la soupape ouverte cdans le cylindre et force le piston de remonter, lequelfaisant élever une extrémité du grand balancier etabaissant l’autre, force la roue U de parcourir l’autredemi-circonférence de S , et fait faire une autre révo-lution complète au volant et au mécanisme qu’il met enmouvement. Et l’opération peut continuer ainsi tantque la machine est en bon état.
Les machines de Newcomen et celles de Watt n’exi-gent pas que la vapeur qui les met en jeu exerce sur lepiston une force supérieure à la pression de l’atmo-sphère j les premières machines dites à haute pressionsont dues à MM. Trevitheck et Vivian, qui obtinrenten 1802 une patente dont l’objet principal est le trans-port des voitures sur les chemins de fer. La machine deTrevitheck n’offre pas de combinaisons essentiellementdifférentes de celle à double effet de Watt, quant a lamanière dont le mouvement du piston est produit ettransmis à l’axe du volant. Mais la vapeur y est em-ployée tout autrement, car après avoir agi sous unepression qui surpasse souvent cinq fois celle de l’atmo-sphère, elle s’échappe dans l’air sans être condensée.Cette combinaison permet de renfermer la machinedans un moindre espace et de la rendre plus légère ,tout en lui faisant développer une force supérieure jconditions essentielles pour pouvoir l’appliquer commemoteur aux voitures et autres machines de transport.
D’autres machines à haute pression , dans lesquelles* a Vapeur est condensée après sou action , et qui, parconséquent, ne sauraient être appliquées aux appareilslocomotifs, ont été construites en 1804, par M. Woolf.Ces machines, qui se sont beaucoup multipliées enFrance , offrent les perfectionnemens suiyans : 1° La
chaudière est formée de trois cylindres en fer fondutrès-épais , dont la plus grande partie de la surface re-çoit l’action du feu ; elle est beaucoup plus durableque les chaudières en tôle ou eu cuivre laminé des an-ciennes machines. 2 0 Les pistons sont entièrement eufer fondu. Les pièces en contact avec le cylindre sontdes segmens mobiles, dont les joints se croisent et qu’unressort presse contre la surface du cylindre. Ces pistonssont bien préférables aux anciens formés de filasse pé-nétrée de graisse qui retenaient mal la vapeurou occa-sionnaient un grand frottement. 3 °La vapeur est reçuesuccessivement dans deux cylindres de diamètres iné-gaux. Elle est formée sous la pression de quatre atmo-sphères et agit d’abord sousle petit piston. Elle passe en-suite dans lesecoud cylindre et agit à la fois sur les deuxpistons pendant le reste de la course commune, puiselle se rend dans le condenseur où elle est anéantie.L’invention des deux cylindres, qui a pour but d’em-ployer simultanément les deux actions dues à la pressionet à la dilatation de la vapeur, appartient à Ilornbloweret date de 1781.
Les machines à vapeur avaient déjà exercé leur puis-sante influence sur l’industrie bien avant qu’on se fûtoccupé de la détermihation des lois qui régissent leurforce motrice, car ce n’est qu’en 1790 que deux sa-vans français , Prony et Bétancourt, entreprirent enfind’évaluer cette force d’une manière générale dans sesdegrés variables d’intensité. La formule par laquelleProny représenta les résultats des expériences, faitesdans une étendue de quatre atmosphères, a suffi pen-dant long-temps aux besoins industriels, et ce n’est quetrente ans après que d’autres savans français et anglais traitèrent la même question entre des limites beaucoupplus éloignées. En 1824 > I e gouvernement français ayant engagé l’Académie des sciences à s’occuper de re-cherches expérimentales sur les lois de la force expan-sive de la vapeur d’eau à différentes températures,cette société nomma une commission composée deMM. Arago , Dulong , Ampère , Girard et de Prony.MM. Arago et Dulong, spécialement chargés de l’exé-cution des expériences, s’acquittèrent de cette tâchelongue, pénible et périlleuse, de manière à mériterlareconnaissance du monde savant. Après avoir créé desappareils très - supérieurs à tous ceux imaginés jus-qu’alors , ils ont pu vérifier la loi de Mariotte jusqu’àvingt-sept atmosphères, et constater par le fait les tem-pératures correspondantes aux tensions de la vapeur,depuis une jusqu’à vingt - quatre atmosphères. Cesbeaux résultats sont consignés dans le rapport deM. Dulong , lu à l’Académie le 3 o novembre 1829,et publié en 1 83 1 , dans le tome x des Mémoires del’Institut. Des expériences semblables faites par le pro-fesseur Arzbelger, à Vienne, ont donné des résultats