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[Tome deuxième.]
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VI

dre à l’horizon sous un angle d’environ 45°, et l’on faitplonger dans l’eau l’orifice C du canal. Si par le moyend’une manivelle IK, ou par tout autre mécanisme on faittourner la vis, l’eau monte dans le canal, se porte suc-cessivement de spire en spire et va se décharger parl’autre extrémité D du canal.

Dans cette machine l’eau monte par la même forcequi tend à la faire descendre ; c’est-à-dire, par sonpropre poids. En effet, la particule d’eau qui est dansla partie inférieure de la vis, en E par exemple, n’ypeut pas demeurer lorsqu’on tourne la vis, parce quesa pesanteur l’oblige d’aller au point suivant, qui dansce moment-là se trouve plus bas que le point E , étantpassé sous la vis, mais qui en même temps se trouvedans un point plus élevé que celui où était le point Elorsqu’il était encore par dessous ; de sorte qu’à chaqueinstant cette particule d’eau se trouve dans des pointsde plus en plus élevés, et elle y est réellementportée par sa pesanteur. Or ce que nous disons decette particule d’eau, on peut le dire de toutes les au-tres ; ainsi dès que l’eau est parvenue à l’orifice supé-rieur D, elle doit continuellement s’écouler, tant quela vis tourne et que son extrémité inférieure plonge.Cette machine est très-utile pour élever une grandequantité d’eau avec une très-petite force. Ou s’en estservi avec un grand succès pour vider des lacs et desétangs.

Lorsqu’il s’agit d’élever l’eau à une hauteur considéra-ble, une seule vis n’est pas suffisante, parce que cette visdevant être inclinée ne peut porter l'eau à une grandeélévation sans devenir elle-même très-longue et par làtrès-pesante, et sans courir les risques de se courber et deperdre son équilibre ; mais on peut alors, avec uneseconde vis, élever l’eau qu’une première a apportéedans un réservoir, et ainsi de suite. Daniel Bernouillia donné dans son Hydrodynamique une théorie déve-loppée de la vis ci'Archimède et des effets qu’elle peutproduire. ( Voy. aussi la Nouvelle architecture hydrau-lique de M. de Prony.)

VISION. ( Opt.) Sensation particulière à l’organede la vue, produite par l’impression des objets éclairéssur l’œil.

j Les phénomènes delà vision , ses causes, la manièredont elle s’exécute, forment un des points les plus im-portans de la physique pure et sont par conséquentautant d’objets étrangers à notre Dictionnaire. Mais les.lois que suit la lumière dans ses divers modes de pro-pagation constituent une des branches des mathémati-ques appliquées nommée Optique generale , laquellese subdivise en plusieurs autres branches que nousavons examinées successivement. Nous renverrons donc

VO GIS

aux mots Dioptrique , Catoptrique, Lumière et Op-tique.

VITESSE. ( Mêc .) Rapidité plus ou moius grandeavec laquelle un mobile parcourt un espace déterminé.Par exemple, si deux mobiles parcourent le même es-pace l’un en une heure et l’autre en deux, la vitesse dupremier sera deux fois plus grande que celle du second.

On mesure, en général, la vitesse par Y espace par-couru dans Yunité de temps ; ainsi lorsqu’un mobileparcourt, dans cette unité, un espace double, triple, etc.de celui qu’un autre mobile parcourt dans le mêmetemps, on dit que sa vitesse est double, triple, etc. dela vitesse de ce second mobile.

Dans le mouvement uniforme {voy. ce mot) la vitesseest constamment la même, et comme elle fait parcourirau mobile des espaces égaux en temps égaux , on la re-présente par le quotient de l’espace divisé par letemps. Si nous désignons, en effet, par E l’espace décrit

par un mobile dans un temps T, le quotient ^ repré-sente l’espace décrit dans l’unité de temps, et en dési-

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gnant par V la vitesse, les deux quantités V et -

sont identiques. Il est bien entendu que par ce quo-tient de Y espace divisé par le temps on entend celuides nombres qni expriment les rapports de l’espace etdu temps à leurs unités respectives. Par exemple sil’espace est de 8 mètres et le temps de i secondes, la

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vitesse est - = 4> c’est-à-dire, 4 mètres par seconde.

Dans le mouvement varié, la vitesse augmente oudiminue successivement et alors, pour la mesurer,on prend unintervalle infiniment petit et l’on appelle, àchaque instant, vitesse du mobile,le rapport de l’espaceinfiniment petit parcouru dans cet instant à la duréede ce même instant. ( f'oy. Accele'rè.)

On distingue la vitesse en vitesse absolue et vitesserelative. La vitesse absolue d’un mobile est sa vitesseréelle et effective; c’est-à-dire celle qui sertàmesurer laquantité dont il se rapproche ou s’éloigne des objets quisont considérés comme fixes dans l’espace. La vitesse re-lative de deux mobiles est celle qui sert à mesurer laquantité dont ces mobiles se rapprochent ou s’éloignentl’un de l’autre dans un temps donné. ( Voy ■ Mouve-ment.)

VOIE LACTÉE . {Ast.) Espèce de ceinture ou dezone lumineuse qui fait le tour du ciel. {Voy. Étoile etNe'buleuse,

VOLANT. ( Mec .) Nom générique qu’on donnedans les machines, à des parties qui ont un mouvemeutrès rapide de roLation.