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On nomme volant régulateur une roue pesante quel’on fait mouvoir avec rapidité et qui sert à maintenirl’uniformité du mouvement lorsque le moteur ou larésistance est de nature à éprouver des variations mo-mentanées. L’emploi de ce moyen mécanique, généra-lement très avantageux , est soumis à des conditionspour lesquelles on doit consul ter V Architecture hydrau-’ique de Bélidor , tome i, avec les notes de M. Navier.
VOLUME. ( Gcom.) Espace qu’un corps occupe.Voy. Solide.)
VOUTE CÉLESTE. [Ast.) On donne ce nom à lasurface concave que leciel nous présente et sur laquelletous les astres semblent situés.
L’extrême éloignement des corps célestes ne nouspermettant pas d’apercevoir les différences de leursdistances à la terre , les rayons visuels menés de noireœil à chacun de ces corps nous semblent tous égaux et leciel nous apparaît comme une surface sphérique quis’appuie sur le plan de l’horizon. Si l’épaisseur de laterre ne nous empêchait pas de voir la partie opposéedu ciel, ce ciel tout entier nous apparaîtrait comme
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une immense sphère dont nous occuperions le ceutre.Tant que nous restons au même point de la surface dula terre, nous voyons chaque jour se lever et se coucherles mêmes étoiles ; seulement le soleil, par son mouve-ment propre apparent, ne nous permet d’apercevoirque celles qui se trouvent dans l’hcinisphère opposé àcelui dans lequel il se trouve; mais pendant la duréed’une de ses révolutions nous ne revoyons jamais que lesétoiles que nous avons déjà vues, et l’aspect général duciel demeure constamment le même. Si, au contraire,nous changeons de lieu en nous avançant vers le Nord,par exemple, nous découvrons de nouvelles étoiles,tandis que nous cessons d’apercevoir vers le Midi quel-ques-unes de celles qui s’y trouvaient auparavant. Lemême phénomène se présente en sens contraire enallant du Nord au Sud; de sorte qu’en changeant delieu sur la terre et marchant ainsi du Sud au Nord oudu Nord au Sud, l’aspect général du ciel se trouvechangé. Ces apparences indiquent de la manière la plusévidente la forme arrondie de la terre que tant d’au-tres phénomènes rendent encore manifeste. [Voy.Terre .)
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WALLIS (Jean), l’un des plus célèbres géomètresdu XVII e siècle, et le plus illustre de ceux qui, enAngleterre, précédèrent Newton, naquit à Ashfort,dans le comté de Kent, le a 3 novembre 1616. Aprèsses premières études il s’adonna successivement à lathéologie et à la philosophie; mais son génie l’appelaità étudier les mathématiques, et ses progrès y furentaussi rapides qu’importans. Eu 1646 il fut pourvu dela chaire de géométrie, fondée à l’université d’Oxfordpar le chevalier Savillc ; il y professa jusqu’à sa mort.Le principal ouvrage de Wallis est sans contredit sonArithmétique des injinis, qui fut publié pour la pre-mière fois en iG 55 . Entrant en maître dans la carrièreouverte par Cavalleri, Fermât, Descartes et Roberval,il fit dans ce livre une application plus spéciale encoreque celle qu’avaient tentée ces grands géomètres ducalcul à la méthode des indivisibles. Les travauxde Wallis , qui ont été retracés dans un grandnombre d’articles de ce Dictionnaire, marquent dans1 histoire de la science une période de brillans progrès,et assurent à son nom une glorieuse immortalité. La viede Wallis fut douce et paisible ; entièrement voué àl’étude, il se tint éloigné des événemens politiques deson temps et il acheva à Oxford, le 28 octobre iyo 3 ,une carrière dont l’amourde la science avait seul remplile cours. O11 a de lui une Grammaire anglaise et un
Traité sur l’art d’apprendre à parler aux sourds etmuets, outre un grand nombre d’écrits sur des matièresthéologiques et philosophiques ; mais ses véritablestitres de gloire sont ses écrits mathématiques, qui furentréunis et imprimés peu de temps avant sa mort, sous cetitre : Joannis TVallisii geomelrice projessoris savi -liani , in celeberrimâ academiâ oxoniensi, opéra ma -thematica ; Oxford, 1697—1G99; 3 vol. in-f°.
WEGA. [Ast.) Nom de la belle étoile de la Lyre.
WREN (Christophe, le Chevalier), savant mathé-maticien anglais , né en i 632 , mort en 1723, est célè-bre dans l’histoire delà science par scs découvertes, 1scs travaux et l’universalité de scs talens. Toutes lesbranches de la science ont été l’objet de ses études ; àla fois géomètre, astronome, mécanicien et architecte,il doit être compté parmi les hommes qui ont le plu*contribué au progrès de la scieuce et à l’illuslratioude leur pays. L’espace nous manque même pour lesimple énoncé de ses nombreux travaux ; nous nousbornerons à rappeler que le premier il trouva la recti-fication absolue de la cycloïdc et qu’il eut l’honneurde concourir avec Iluygens et Wallis à la découvertedes lois du choc des corps.Comme astronome, il a rectifiéou inventé un grand nombre d’instrumens et publicdes ob-.ervations suivies sur Saturne , une théorie de