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que Pythagore était Italien (i), on peut regarderle seul doute émis sur ce point par les anciens,comme une preuve de la haute renommée phi-losophique dont jouissait à cette époque la pé-ninsule. Si Pythagore n’était pas né en Italie , onsait du moins qu’il y vécut long-temps et qu’il *y forma de nombreux élèves. L’école italo-grec-que a un caractère spécial : pendant - que lesEtrusques torturaient et défiguraient la naturepour faire coïncider les phénomènes qu’ils ob-servaient, avec leurs idées mythologiques, et queles Grecs tournaient leurs plus grands effortsvers des problèmes métaphysiques qui surpas-sent les forces humaines, les habitans du midi del’Italie cultivaient les sciences d’observation,suivaient la méthode expérimentale ( 2 ) et con-tribuaient aux progrès de la géométrie et del’arithmétique. (3) Les recherches des pythagori-
( 1) Voyez d a n s T i r a b o s c h i ( -SYo r i « délia letteratura ilalianajVenezia, 1795, <6 v. in-8, t. I, p. 28) par combien d’inexactescitations on a voulu établir que Pythagore était Italien .
(2) Cuvier faisait beaucoup de cas des recherches anatomi-ques des pythagoriciens, et il croyait qu’il fallait peut-êtrerestituer à Alcméon de Crotone l’invention des trompes at-tribuées à Eustachi ( Cuvier, cours d’histoire'des sciences na-turelles, Paris , 1801, 2 part, in-8 , I e partie, p. 96 et suiv.).
( 3 ) Voyez la note II à la fin du volume.