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cienssur les vibrations des corps, sont les plus an-ciennes expériences de physique qui soient parve-nues jusqu’à nous. C’est de l’école sicilienne quesont sorties les premières idées sur la sphéricitéet la rotation de la terre, et sur la nature dusoleil (i). C’est elle qui a dit pour la premièrefois que le cours des comètes était régulier etque leur apparition n’avait rien de menaçant (a).Au reste, ces aperçus étaient mêlés à beaucoupde rêveries et d’obscurités, et on doit les regar-der seulement comme des conjectures, ingé-nieuses sans doute, mais dénuées de toutepreuve.Nous ne possédons que quelques fragmens des
(1) Aristotelis opéra, Paris , i 65 g, 4 vol. in-fol., tom. I,p. 658 et suiv., de cœlo, lib. II, cap. 8. — Cicero, acade-micarum quœstionnm, Canlabrig., 172.5, in-8, p. 190 etsuiv., lib. II,§ 57.— Montucla , hist. des maiA.,lI e édit., tom. I,p. ii2 et suiv. — On peut voir dans Dutens ( Origine des dé-couvertes, Paris , 1812 , 2 vo\. in- 8 , tom. I, p. 195 et suiv. )un grand nombre de passages relatifs aux connaissances cos-mographiques des pythagoriciens.
(2) Aristotelis opéra, tom. I, p. 753 , Meteor. lib. I, cap. 6.— Suivant Apollonius Myndien les Chaldéens avaient déjàconsidéré les comètes comme des planètes visibles seulementpendant une partie de leur cours ; mais Epigène assuraitau contraire que les comètes é'aient regardées à Babylone comme des vapeurs atmosphériques ( L. Annæi Senecæ opéra,t. U, p. 820, Natur. quæst. , hb. YH, cap. 5 ).