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écrits des pythagoriciens, mais ils suffisent pournous faire apprécier leur système cosmologiqueauquel on a attaché beaucoup trop d’impor-tance. Empédocles supposait la distance de lalune à la terre double de celle du soleil à la lune,et il croyait à l’existence de deux soleils : Philo-laus admettait un soleil de verre. Suivant lesphilosophes siciliens, l’univers entier était réglépar les lois de l’harmonie et de l’arithmétique.Ils soumettaient à ces lois même les principesmoraux ; et Aristote s’est moqué avec raisonde Pythagore qui définissait la justice « le pro-duit de deux nombres pairs. » (i)
Non-seulement les pythagoriciens cultivèrentles sciences et la philosophie, mais ils formèrentune puissante institution politique, et les chefsde cette école furent à-la-fois des sa va ns illustreset de grands citoyens (a). Empédocles refusa
(:) Slohœi , sentenl., eclog., etc., Aurel.-Allobr., 1609, 2part, en 1 vol. in-fol., 2 e part., Eclog. phys. , p. 5 r, 53 , 56 .6r, etc-, lib. I, cap. a 5 . — Macrobiiopéra, Amstelod., 1670,in-8, in somn. Scipion-, lib. I, c. G. — Aristotelis opéra, t. III,p. 192, Magnor. moral., lib. I, cap. 1. —Voyez surtout le Phi-lolans de Bœckh (Berlin , >819, in-8), où se trouvent réuniestoutes les opinions cosmographiques des pythagoriciens.
(2) Voyez sur l’école,italique Opuscoli lelt, di Bologna,