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Tome premier.
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système que quelques pratiques superstitieuses,ils durent succomber, et furent livrés à la riséepublique (1). Cependant, même après leur chute,les sciences furent encore cultivées en Sicile ,et les Grecs ne cessèrent point d’y aller, àl’exemple de Platon (a), chercher des livres etdes lumières. Malgré les longues et terriblesguerres qui en furent la suite, l’arrivée des Car-thaginois dans cette île dut contribuer aussi àagrandir le cercle des connaissances des Siciliens.En effet, quoiqu’il ne nous reste qu’un seul monu-ment écrit de la littérature de Carthage, et que cetouvrage (le Périple d’Hannon) ne nous soit ar-rivé que probablement défiguré par les Grecs,cette relation géographique, donne une idéeavantageusedu savoir des Carthaginois, et prouveque les sciences pouvaient prospérer sous leurdomination. Le foyer d’hellénisme qui existait

(1) Athenœi dcipnosophistarum, Lugd., 1612, in-fol. ,p. 161 et i 63 , lib. IV, cap. 17.

(2) <( Mémorisé mandatum est Platonem pliilosophum tenuiadmodum pecunia familiari fuisse : atque euin tamen trèsPhilolai pythagorici libros, decem millibus denarium mer-catum , id ei precium douasse quidam scripserunt amicuinejus Dionem Syracusanum. » ( Auli Gellii, nocles alticce,p. 260 , lib. III, cap. 17. )

I.

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