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Tome premier.
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en Sicile , ne tarda pas à répandre son influencedans l’Italie centrale . Les arts des Étrusques pri-rent alors une forme nouvelle ; leurs écoles de-venues plus savantes furent fréquentées par toutce qu’il y avait de plus illustre dans la Pénin-sule (i); et tout porte à croire que, sans les vic-toires des Romains, l'Italie , dès cette époque,serait parvenue à l’apogée de la gloire littéraire.Mais, quelle que soit l’admiration que l’on aitpour la grandeur des descendans de Romulus , ilfaut reconnaître que leurs conquêtes furent nonmoins funestes aux lettres que les invasionsdes Barbares au moyen âge. Rome n’imitjt chezles peuples vaincus, que ce qui pouvait for-tifier son système politique et rendre ses armesplus redoutables ; mais, tant que la républiqueconserva son antique vigueur, les Romains mé-prisèrent toute instruction, et détruisirent lesmonumens littéraires de vingt peuples divers.La postérité leur reprochera à tout jamais lamort d’Archimède .

Ce grand géomètre, de qui Leibnitz disait :

(i) Tilt Livii hist. , tom. I, p. 807 , lib. IX , § 36 . — Cice-ronis opéra, p. 0742 , de divinatione , lib. I, § 3 .