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pas dans les plus anciens auteurs, a été l’occa-sion de disputes très animées parmi les mo-dernes (i) ; mais quoique Dufay et Buffon aientprouvé qu’il est possible, avec des miroirs, d’al-lumer du bois à des distances considérables, ilsn’ont fait que diminuer la difficulté, car il est peuprobable que les vaisseaux des Romains restassentdans l’immobilité nécessaire à ce genre d’expé-riences, et il paraît fort difficile qu’Archimède voulût choisir un moyen si peu praticable, lors-qu’il y avait tant d’autres manières de mettre lefeu à une flotte qui aurait été à la portée de sesréflecteurs. Le génie d’Archimède ne parvintpas à sauver la patrie. Les Romains s’emparèrentpar surprise de Syracuse , et malgré les ordres deMarcellus, le grand géomètre périt par la bruta-lité d’un soldat ( 2 ). Si l’on en croit Abulfarage (3),les Romains brûlèrent quatorze charges de ma-nuscrits de ce grand homme. Mais cette anecdoteest très suspecte dans un auteur à qui l’on doit
(i Voyez pour cette discussion , Montucla , hist. des math.,tom. I, p. 231. — Tirahoschi, sloria délia lelt. ilal., tom. I,p. 63. — Dutens , origine des découvertes, tom. II, p. i4oet suiv. — Archimedis opéra, Oxonii, 1792 , in-fol., p. 36g.
( 2 ) Plutarchi opéra, tom. t, p. 5o8, Marcellus.
(3) llistar. compend. dynasl., p. 4 2 .