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Tome premier.
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core s'illustrer par des travaux littéraires. Maisavec un sénat qui vantait la clémence de Cali-gula, avec une armée d’espions chargés defaire tomber les plus illustres têtes, sous l’em-pire de vils affranchis, distributeurs de toutes lesfaveurs, il était impossible que ces restes d’é-nergie républicaine, qui avaient fait la gloire dusiècle d’Auguste , pussent se conserver long-temps. La littérature latine devint alors de plusen plus provinciale, et finit par l’être presqueexclusivement. Les droits de citoyen ayant étéaccordés successivement aux habitait s de tousles pays conquis, lorsqu’on vit que, même sansêtre né sur le Tibre , il était possible de parveniraux plus hautes dignités, Rome devint le rendez-vous de tous les ambitieux. Quoique les scienceset les lettres eussent déjà été cultivées avec succèsdans différentes provinces, les empereurs seulscréèrent cette centralisation qui contribua tantà conserver les monumens littéraires des peuplesvaincus. Toutes les nations payèrent à Rome untribut de gloire. L’Espagne fournit à la capitaleles deux Sinèque, Lucain, Martial, Quintilien ,Hygin : on dut à la France, Favorin et DomitiusAfer;,à la Palestine, Philon et Joseph l’historien :et à la Grèce, Élien, Plutarque , Épictète. L’Italie