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donna naissance à Juvénal, à Tacite et aux deuxPline . Mais il faut avouer que parmi ces écri-vains illustres, il n’y en a pas un seul qui se soitélevé au rang des inventeurs. Après la mortd’Archimède , les sciences exactes quittèrentl’Italie. A Rome , les astrologues (auxquels ondonnait alors le nom de mathématiciens )étaient chassés et rappelés à chaque instant pardes empereurs cruellement superstitieux.Tibère condamnait à mort les astrologues étrangers (i)lorsqu’il était las d’employer leurs horoscopescomme arrêts de proscription. L’arrogamce de cesimposteurs était telle que, lorsque Vitellius leurordonna de sortir tous d’Italie un jour déterminé,ils répondirent en assignant le jour où l’empie-reur devait être sorti de ce monde (2) ; et commeil mourut avant le jour fixé, l’historien a soind’ajouter : « Telle était l’exactitude avec laquelleils prévoyaient les évènemens futurs ! » Si lesmathématiques n’étaient connues à Rome quecomme un moyen de tirer des horoscopes, lessciences naturelles n’y furent un peu cultivées
(1) Dionis Cassii, hist. rom., Hanov. , .1606 , in-fol ., pag.
613 et 616, lib. LVII. *
(2) Dionis Cassii, hist. rom. , p. 734 , lib. I;XV.