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Tome premier.
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médicale de Galien (1). Meme pour le petit nom-bre de personnes qui les cultivaient encore, leslettres n’étaient plus qu’une aride et sèche éru-dition , et souvent le mérite principal d’un ou-vrage consistait dans un titre bizarre (2) ; etl’Italie restait étrangère aux progrès que fai-saient les sciences dans les provinces. Cent ansaprès Ptolémée , Censorinus , qui était l’un dessavans de son temps, rapportait et semblaitadopter les idées des pythagoriciens, pour.lesquelsl’univers était enharmonique, et qui croyaient quela terre était éloignée du soleil de trois tons etdemi, la distance des étoiles à la terre étant desix tons (3). Pendant que l’empire romain tombait

( 1 ) «Atque liinc adeo fît, ut nunc eliara sutores, et tinc-tores, etfabri, tùm materiarii, tum ferrarii, proprio ma-gisterio relicto, in raedicinæ artis opéra insiliant. » ( Ga-leni opéra, Yenet., i6i5, 5 vol. in-fol., vit class., f. a,Melhod. Medend. lib. I ,’cap. 1 .)

( 2 ) Voyez dans la Préface des Noctes atlicœ l’indication dequelques ouvrages dont les titres n’ont rien à envier à toutce qu’a produit de plus extraordinaire la bizarrerie de quel-ques érudits modernes.

(3) Censorinus , de die natali, p. 67 et 68 , cap. t3. — Plus

tard cependant, Ptolémée fut connu en Italie : on le trouve

cité par Cassiodore (Cassiodori opéra, tom, II, p. 56o , de

artih. eidiscipl■ liber . cap. 7 ).