( 8i )
nières années de sa vie, Théodoric (soit qu’ilcraignît une révolte de la part des Italiens,soit qu’il voulût satisfaire les Goths , mécon-tens de la préférence qu’il accordait aux vain-cus) éloigna successivement de sa cour les Ro-mains les plus illustres, et ternit sa gloire parle supplice de Boëce et de Symmaque . Cas-siodore, qui avait été secrétaire du roi goth, futplus heureux. Après la mort de Théodoric , lors-que Amalasunte fut forcée, par les plaintes deses sujets, à faire interrompre les études d’Atha-laric , Cassiodore se retira dans un couvent où ilvécut jusqu’à un âge très avancé, inspirant legoût des lettres à ses disciples (i). Dans les diffé-rens ouvrages qu’il nous a laissés, on aperçoitune grande ardeur pour l’étude, mais on y voiten même temps combien avaient dégénéré lesdescendans de César et de Cicéron . Copier desmanuscrits, les faire copier»à des moines, avoirun grand soin de leur conservation, voilà le but
cinq livres. Il faut remarquer que , dans ce manuscrit, il n’ya que des chiffres romains (MSS. Bihl. Laurent-, plut. XXIX,cod. xix, p. i-4o).
(i) Cassiodori opéra , tom. II, p. 5i4 , 5i8, 5a5, 5 î6, deinstit. divin, litt,, cap. 8 , i5 , 5o , etc.
1 .
G