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des veilles du plus savant des Italiens . Il faut signaler cependant un passage d’une de seslettres (i) qui prouve que Cassiodore avait connules horloges mécaniques. Une espèce d’ency-clopédie, qu’il avait écrite, montre que de sontemps les sciences étaient presque réduites àrien ( 2 ). Les bienfaits du règne de Théodoric disparurent rapidement. La lutte acharnée desGrecs et des Gotlis désola l’Italie (3). La popula-tion diminuait tous les jours; les terres restaienten friche, et il en résultait la plus cruelle disette.Un historien contemporain affirme que, dans uneseule province, cinquante mille paysans mouru-rent de faim (4). Alors l’Italie changea d’aspect :de fertile et riante qu’elle était, elle devint peu-à-peu inculte et sauvage, et ses belles campagnesse couvrirent de forêts et de marais Les Grecsn’étaient pas les auxiliaires des Italiens , ils nevenaient pas les délivrer : non moins barbares
(1) Cassiodoriopéra, tom. I, p. rg et 20, Var., lib. I, ep. 4 $.
(2) Cassiodori opéra, tom. II, p. S28.
( 3 ) Muratori, scriptores rcr. ilal., tom. I, pars 1, p. 291 et3 1 5 . — Muratori dissertazioni, Napoli, 1783,6 vol. in-8 ,tom. II, p. 6 et suiv., diss. xxm. — Bossi, storia d’italia,Mitano, ’ 8 ig -23 , 19 vol. in-£ , tom. XII, p. i6r.
( 4 ) Procopii historia , Paris , 1662 , q vol. in-fol. , tom. I,p. 435 , de Bello Gotthic., lib. Il, cap. 20.