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mentaires semblaient réservées aux ecclésiasti-ques, la différence de religion était un obstaclede plus à la fusion des peuples, et empêchait lesvainqueurs de profiter des débris de la civilisa-tion latine.
Théodoric avait rendu l’Italie forte et puis-sante; il lui avait redonné une sorte d’unité;mais les Lombards ne purent jamais la conquérirtout entière ( i ). Maîtres des provinces qui avoi-sinaient le Pô, de la Toscane et d’une grandepartie de la Romagne, ils s’avancèrent à peine,dans l’Italie méridionale, au-delà de Bénévent ( 2 ).Rome formait une espèce de république dont lepape était le premier magistrat populaire. Lemidi de l’Italie , soumis encore aux empereursd’Orient, commençait à être ravagé par lesArabes (3), pendant que Childebert venait avec
(r) Muratori , scriptores rer. ital. , tom. II, pars i, p. 484et suiv.
\i) Nachiavèlli opéré, Italia, 1826, 10 vol. in-8, tom. I,
p. 2! .
( 3 ) D’après Paul Diacre, les Arabes partirent d’Alexandrie et arrivèrent pour la première fois en Sicile vers l’an 6G9 ( Mu-ratori ', scriptores rer. ital., tom. I, pars :,p. 480 - D’autresécrivains pensent que les Sarrazins étaient déjà venus enItalie en 652 ( Bossi, storia d’Italia , tom. XII, p. 555-376).Mongitore croit que les Mores sont arrivés pour la première