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que les barbares qu’ils combattaient (i), ils brû-laient et saccageaient les villes plus fréquemmentencore que les hommes du nord. L’obstinationavec laquelle ils revinrent sans cesse sur l’Italie produisit un mal irrémédiable, en empêchantles Goths de s’y établir solidement et de formeravec les anciens habitans une masse compactequi, dès cette époque, aurait pu assurer l’indé-pendance italienne.
Déjà vaincus par Bélisaire, les Goths furentdomptés par Narsès, et Justinien parut appelé àêtre à-la-fois le législateur et le libérateur de l’em-pire. Mais bientôt après, les Lombards, conduitspar Alboin , vinrent de nouveau arracher aux Grecsl’Italie . Cette nouvelle irruption diminua encoreles faibles restes de l’ancienne littérature. LesLombards, qui étaient idolâtres lorsqu’ils fran-chirent les Alpes (2), reçurent avec une extrêmelenteur les connaissances des Romains. Car, àune époque où même les notions les plus élé-
(1) «Itali universi acerbissime ab utroque vexabanlurexercitu : liinc agris a Gotthis, inde cuncta supellectili aCæsarianis exuti. « {Procopiiopéra , tom.I, p. 485, de BelloGotlh., lib. III, cap. 9).
(3) Antiqui chronologi quatuor, Neapoli, 1626, in-4, p. 20.— Villani ( Gioi\) sioria, p. 4q-
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