Band 
Tome premier.
Seite
88
JPEG-Download
 

( 88 )

rendu si rares les manuscrits en Italie , que dansces temps calamiteux, même la bibliothèque del’église romaine ne contenait qu’un très petitnombre delivres, pour la plupart insignifians (i).Cependant, lorsque, après un règne de plus dedeux siècles, les Lombards, d’abord battus parPépin, furent domptés par Charlemagne , et queles papes, en appelant pour la première fois lesétrangers, eurent donné un exemple funeste,qui n’a été que trop suivi depuis, les Italiens setrouvèrent encore plus avancésque les nouveauxconquérans. Charlemagne ne fut pas;, commeon l’a prétendu, le restaurateur des lettres enItalie . Ce furent , au contraire, les Italiens quilui inspirèrent le goût de l’étude (2). C’est parmi

histoire littéraire d’Italie, Paris , 1824-33, 10 vol. in-8,tom. I, p. 52 . — Tiraboschi , storia délia lett . ital., etc.,tom. III, p. io 3 et suiv. — Denina, vicende délia letteratura,Torin, 1792 , 3 vol. in-12 , tom. I, p. il>2.

(1) Tiraboschi , storia délia lett. ital. , etc., toim. III, p. 92et 93. — LaFrance, au reste, n’était pas mieux partagée: d’a-près une lettre de Loup de Ferrières au pape Benoît III , ilparait qu’au neuvième siècle il n’y avait pas dans toute laFrance un Térence, un Cicéron , un Quintilien ( Ginguenè,hist. litt. . tom. I, p. 79).

(2) Tiraboschi , storia delta lett. ital., etc., tom. III, p- 1 i'*etsuiv.— Gimjuené, hist. litt., tom. I, p 68 et suiv. — Histoire