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eux qu’il choisit les hommes auxquels il confiale soin d’instruire ses peuples : Paul Diacre ,George de Venise, Théodulphe , brillent aupremier rang de ceux qui secondèrent les vuesde l’empereur. Les historiens français nous mon-trent à-la-fois dans Pierre de Pise le précepteurde Charlemagne et le premier fondateur desécoles françaises(i). Le célèbre Alcuin lui-même,bien qu’Anglais , était sorti de l’école italienne (2).Enfin tout annonce que les Francs étaient alorsmoins policés que ces Lombards dont on a faitun portrait si effrayant.
Charlemagne rêva le rétablissement de l’empireromain, et ce projet seul suffirait pour prouverque le vainqueur de Didier, connaissait bien lesnations dont il était le chef, et qu’il sentait lebesoin de se rattacher à la civilisation latine pour
littéraire de France'par les Bénédictins , Paris , 1733-1735,18 vol.in-4 , tom. IY, p. 7-11, etc. — Tirabosclii, surtout, amis hors de doute la supériorité qu’avaient les Italiens surles Francs dutempsde Charlemagne; on peut voir à l’endroitcité un grand nombre de passages d’anciens auteurs français qui démontrent la vérité de ce fait.
(1) Bulæusj historiauniversitatis parisiensis, Paris , >665,6 vol. in-fol., tom. I, p. 626 et seq.
(2) Voyez la lettre xv d’Alcuin citée par Tirabosclii ( Storiadelta lett. ital , tom. III, p. 1^1).