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Les sciences des Grecs eurent une origine toutorientale. On doit même remarquer que si le solde la Grèce a été fécond en poètes, en orateurs,en philosophes et en historiens ; si les arts y ontété portés au plus haut degré de perfection ; sil’histoire naturelle même y a été cultivée avec suc-cès; c’est en revanche aux Grecs transportés horsde leur sol natal (1), aux Siciliens et aux Grecsorientaux (les Ioniens et les Alexandrins ), quesont dns les travaux les plus remarquables et lesdécouvertes les plus importantes en géométrieet en astronomie: comme si le génie des Hel-lènes n’avait pu cultiver avec succès les sciencesexactes que lorsqu’il se trouvait en contact avecdes éléinens étrangers. D’ailleurs, quoique lesIoniens aient rendu de grands services auxsciences, on leur a attribué plusieurs décou-vertes qu’ils avaient empruntées aux Chal-
in-fol., tom. II, p. 290, Ko'fl, et p. 855 , nâ?. —• Asiatic re-searches, tom. V,p. 297-301.— Ouivaroff, essai sur les mys-tères d’Eleusis, Saint-Pétersb. et Paris , i 8 i 5 , in-8, p. 24-3oetio8-n6.— Aristote lis, Melcorolog- ah Idlcr, Lipsiæ, i 834 ,tom. I, p. 399, lib. I, cap. 7, § 3 ).
(1) Nous avons déjà vu combien les Siciliens avaient faitpour les sciences ; mais cela rentre spécialement dans l’his-toire scientifique de l’Italie .