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eurent des rapports directs et peut-être même uneextraction commune avec les peuples de l’Inde :si dans la suite ils en perdirent le souvenir, l’in-fluence indienne se perpétua dans la langue et lareligion des Hellènes, (r)
(i) Pour prouver cette influence, plusieurs orientalistessont revenus récemment sur les trois mots Ko'fÇ, ou ., rotÇ.aveclesquels on congédiait l’assemblée à Eleusis , lorsque la célé-bration des mystères était terminée. Ces paroles sacrées, queles Grecs prononçaient dans les cérémonies les plus impor-tantes , étaient regardées jusqu’à ces dernières années commeinexplicables; mais en les rapprochant de trois mots sans-crits dont les prêtres se servent encore aux Indes dans plu-sieurs rites religieux, on a cru y reconnaître une parfaiteidentité. Cependant cette opinion, émise d’abord par Wil-ford, soutenue par OuwarofF et par d’autres , et embrasséeavec enthousiasme par M.'Creuzer , a trouvé de savans con-tradicteurs. M. Ideler m’a indiqué plusieurs travaux publiésen Allemagne sur ce sujet, et dont je n’avais pas eu connais-sance lorsque je publiai ce volume pour la première fois.M. Lobeck, dans le, premier volume de son Aglaophamus,a voulu établir que ces trois mots se mettaient à la fin de quel-que chosepour signifier simplement c’est assez, ou cela suffit.M. Ideler a donné, dans son Commentaire sur la météorologied'Aristote , un exemple de ôjx employé comme signe tacbygra-phique pour qrctwç, et il croit que cette abréviation a été lasource d’un grand nombre de méprises. Malgré tout cela , onne peut s’empêcher d’être frappé de la similitude que ces troismots offrent avec des formules sacrées desHindous.Le mot ou-surtout semble être lié aux plus profonds mystères de la re-ligion indienne {Hesychii lexicon, Lugd.-Batav-, 1766, 2 vol.