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Tome premier.
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reux en physique. Ses erreurs sur la légèretépositive, sur la chute des graves, sur la naturedes forces (i), sur la génération spontanée, vien-nent toutes de la même source. Mais il faut segarder de lui attribuer les fausses opinions despéripatéticiens modernes, qui avaient abandonnésa méthode d’observation, tout en conservant cequ’il y avait d’erroné dans sa doctrine. C’est sur-tout à cette universalité d’esprit qui lui permitd'embrasser dans une vaste encyclopédie toutesles connaissances humaines qu Aristote (2) doit

(r) Il 11’est pas facile de croire qu’Aristole (comme quel-ques auteurs l’ont affirmé) aitconnula composition des forces,lorsqu’on examine ses idées si extraordinaires sur l’équilibredu levier, qu’il fait dépendre des propriétés merveilleusesdu cercle (A ristotc lis opéra, tom. II, p. 75g et seq., Qiiœst.mcch. , cap. t). Dans le sixième chapitre du septième livrede la Physique, Aristote donne une règle pour mesurer lesforces d’après l’espace parcouru, le temps écoulé et la massedu mobile. Mais, tandis qu’il dit avec raison qu’une forcedouble fera parcourir un espace double , iln’adrmetpas qu’endiminuant la force, on puisse toujours imprimer au mobilenue vitesse proporlionnelle(/IrMfofeteqpera,tom. I, p. ürü,Nalur■ auscult ., lib. VII, cap. 6). Aristote s’est trompé en-core ici, parce qu’tl est resté trop attaché à ce qui a lieu ef-fectivement dans la nature quand on ne fait p>as abstractiondu frottement.

(2) On peut voir dans Diogène Laërce (De vit. philos.,p. 31 4 - 3 18, lib. V, Aristotelis ) l’immense catalogue des ou-