Band 
Tome premier.
Seite
102
JPEG-Download
 

( 102 )

Alexandrie rivalisèrent pendant quelque temps;mais bientôt la victoire resta à l’Égypte . On doitrattacher à l’école alexandrine, Euclide (i),Hipparque (a), Archimède, Eratosthène, Apol-lonius de Perge, Ptolémée, Diophante , qui ti-rent tous un séjour plus ou moins long à Alexan-drie , et qui s’illustrèrent tous par des découvertesimportantes. Un fait digne d’être remarqué, etqui vient à l’appui de ce que nous avons dit pré-cédemment, c’est que parmi ces géomètres cé-lèbres , il n’y en a pas un seul qui soit né sur le

*

(0 On a confondu pendant long-temps Euclide te géo-mètre avec un philosophe de Mégare du même nom. Proclus nous apprend que l’illustre auteur des élémens de géométrievivait à Alexandrie du temps de Ptolémée , fils de Lagus ,tandis qu’Euclide de Mégare avait été élève de Socrate pres-que cent ans auparavant (Diogcnis Laertii, de vit. philos.,p. i 58 ; lib. II t Euclidcs .— Auli Gellii, noctcs atticœ , p. 91,lib.I, cap. 20 , not. 14 . — Fabricius , bibl. græc:a , tom. IY,

p- 44 )-

(2) Le commentaire sur Ara tus est le seul ouvrage d’Hip-parque que nous possédons. On trouve dans pdusieurs bi-bliothèques un manuscrit intitulé lmtâpx cu tov WJsx*üoÿîuv ; mais il est facile de se convaincre que cett ouvrage estapocr^ahe en observant, entre autres choses, qtae le mois deJuillet y est appelé touXÀic;, nom qu’il n’a pu prendre quelong-temps après Hipparque (IfïSS. grecs de la bibl. du roi,n° 2426, f. 9 et 10).