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Chinois (i), devinrent dépositaires de toute lascience connue, et la transportèrent en Occident .Excités par une religion qui commandait la va-leur, iis ne devaient pas rencontrer de grandsobstacles de la part des Chrétiens. Les Grecs fu-rent battus ; la Perse , l’Égypte, l’Inde, l’Espagne obéirent aux Arabes. On les a accusés d’avoir dé-truit, dans leurs premières conquêtes, les inonu-mens littéraires des peuples vaincus (a); maisl’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie etle sauvage dilemme d Omar sont des faits beau-coup moins certains que la destruction des bi-bliothèques à Constantinople , où Léo ni l’isaurienbrûlait à-la-fois les livres et les lecteuifs ^3). Ar-rivant bientôt après dans l’Italie mér.dionale (4),appelés en Espagne par le comte Julien (à), les
(t) Deguignes , hist. des Huns loin. II, p. 4 g 4 -— Elma-cin, hist. saracenica, Lugd.-Batav-, 1625, in~ 4 , p- 84 el 85 .— Anciennes relations des Indes et de la Chine , p. 5 i , 86,148, 228 , 271, etc.
(2) Voyez la note VII, à la fin du volume.
( 3 ) « Eos demum dimisit {Léo) inædes illas reigias , multam-<|ue materiam aridam, cireum eos collocatam „ noctu incendij usait; atque ita ædes cum libris , et doctos ilkos ac venerabi-les viros combussit. » {Zonaræ annales , Parfis, 1686, 2 vol.in-fol., tom. II, p. 104.)
' 4 ) Muratori, scriptores rer. ital. , tom. I, pars 1, p. 48 t.