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L’observateur peut suivre la marche rapidede la civilisation des Arabes , qui n’est pas, commecelle de tant d’autres nations, cachée dans lanuit des temps. Ce peuple, dont les mœurs etles habitudes n’avaient pas changé depuis la plushaute antiquité, semblait avoir été fixé pour tou-jours dans l’Yemen . Mais soudain à la voix deMahomet il sortit du désert et se répandit commeun torrent sur les pays environnans. Les con-
nalid’Italia , loin. VII, p. 363 . — Tiraboschi , sforia de lialett■ Uni., tom. III, p. 177), et qu’au milieu du dixième siècleils percevaient un droit de péage pour le passage des Alpes (. Muratori, annali d’Ilalia, torn. VIII, p. 63 , — Reinaud ,invasions des Sarrazins en France , p. 178). Au reste, s’ilsrançonnaient les pays qu’ils avaient conquis, ils les fécon-daient aussi. On leur doit, par exemple, l’introductionen Occident de la canne à sucre, qu’ils cultivèrent mêmeen Sicile {Heeren, Essai sur l’influence des croisades , Pa-ris , 1808 , in-8, p. 397. — Gibbon, ihe history of the dé-cliné, etc., tom. XIII, p. a 44 ). Makrisi d t, d’aprèsMasoudi,que le citron rond a été apporté de l’Inde en Arabie au qua-trième siècle de l’hégire {Abd-allatif, relation de l’Egypte ,Paris , 1810, in- 4 , p. 1 >y). Les mots limon et orange sont venusd’Orient avec les objets qu’ils désignent. En italien on disaitindifféremment autrefois arancio ou narancio. Cette secondemanière, qui s ■ rapproche davantage de la racine orientale,n’est pas indiquée dans le Vocabolario délia Crusca ; on latrouve plusieurs Epis répétée dans les lettres de Navagero àRamusio {Letiere. di xm huomini illustri, Venezia , 1.Î84in-8, f. 3 io, 3 i 0 , .817, etc ).