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mais il est difficile de bien déterminer ce quechacun de ces peuples a pu leur donner, tesouvrages scientifiques des Grecs ont passé debonne heure chez les Arabes , par les soins desAbbassides et par l’entremise des Nestoriens ,qui exercèrent pendant long-temps une grandeinfluence en Asie . Dès les premiers siècles del’ère chrétienne, ces hérétiques proscrits avaientparcouru l’Inde, la Chine et la Tartarie, et avaientacquis un grand pouvoir à la cour de Perse (i).
des Persans , et qu’ils n’eurent connaissance que des ouvragesdes Grecs ( Abd-allatif, relation de l’Egypte , p. 241 et 243).Mais il est prouvé par le témoignage d’un grand nombre d’é-crivains que les Arabes profitèrent des lumières de tous lespeuples de l’Asie orientale . Masoudi, qui vivait vers le mi-lieu du dixième siècle de l’ère chrétienne, affirme que les li-vres des Mages existaient encore de son temps {Jourdain,Recherches sur les traductions d’Aristote , p. 84. — Abul-Pha-rajii, hist. compend. dynast., p. 3. — Notices des manus-crits delà hibl. du roi, tom. I, p. 33. — Assemanni, globusccelestis cufico-arabicus , p. xiv).
(1) La Topographia cristiana de Cosinas J’Egyptien con-tient des renseignemens très curieux sur les voyages deschrétiens en Orient. Les Nestoriens avaient traduit en persan,pour Cliosrou, les ouvrages des plus illustres philosophesgrecs; et l’on connaît encore plusieurs classiques grecs tra-duits anciennement en syriaque, parmi lesquels, d’aprèsAbul-Farage, il faut compter Homère . (Voyez Jourdain, re~cherches sur les traductions d’Aristote , p. 81-87. — Abuh
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