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Sans Mahomet, il est probable qu’ils auraient pro-duit une grande révolution religieuse en Asie , etrapproché dès-lors les Orientaux et les Occiden-taux. Lorsque les Abbassides se réfugièrent enMésopotamie et en Perse pour se soustraire auxpersécutions des Ommiades, ils y rencontrèrentdes Nestoriens qui leur inspirèrent le goût «lel’étude et qui, plus tard, les suivirent à Bagdad . Lagloire littéraire des règnes d’Haroun-al-Réchyd etAl-Mamoun est due spécialement aux travaux de
l’harajii, hist. compend. dynast., p. 61, 143, 148, 172, 179,223 . — Montfaucon, collectio nova. script, grœc., loin. II,praef. ad Topog.christ. — Assemanni, hihl. orient., tom- III,parsir, p. i- 58 . — Anciennes relations des Indes et de laChine , p. 261-263.— Agathias scholasticus hist., p. 53 ).Il faut remarquer que l’intluence littéraire des moinesgrecss’étendit plus tard jusqu’en Espagne . Lorsqu’eni) 48 , Romain,empereur de Constantinople , envoya à Naser Abd-alralimanles ouvrages de Dioscoride , ce calife lui demanda un hommecapable deles traduire. Le moine Nicolas, chargé decette mis-sion, arriva à Cordoueen q 5 i , et ce fut lui surtout qui répanditparmi lesMores d’Espagne les sciences des Grecs (Abd-allalif,relation de l’Egypte , p. 496 et suiv.). U n manuscrit de la col-lection de Peyresc , que l’on croyait perdu, mais qui setrouve à la bibliothèque du roi (Supplément latin, n° 102),prouve qu’au dix-septième siècle il existait encore un grandnombre de livres scientifiques traduits en syriaque, et tousles ouvrages d’Aristote traduits eu chaldérn.
Voyez la note IX , à la fin du volume.