( 156 )
On croit même qu’ils ont beaucoup contribuéà l’établissement de certaines universités enEurope , comme ils avaient contribué à lafondation de plusieurs observatoires en Orient.Si l’on songe qu’à cette époque les méde-cins et les précepteurs des princes les pluspuissans étaient des Juifs, et que les Juifspossédèrent pendant long-temps presque toutl’or et l’argent de l’Occident , on sera moinsétonné de la grande influence que nous leurattribuons.
Les successeurs de Charlemagne essayèrentde relever le royaume d’Italie ; mais com-ment rendre l’unité à cette agglomération deFrancs, d’Allemands, deGoths, de Lombards ,de Grecs et de Sarrasins (i), agités à-Ia-fois par
ehrei, tom. I , p. i, 91, 97, 161 ; et tom. II , p. 67 et 91. —Ugolini, thésaurus antiquilatum sacrarum, Venetiis , 1 744et seq., 34 vol. in-fol., tom. VI , col. mclix et seq.),
(1) Les restes de toutes ces nations se conservèrent long-temps en Italie, et la fusion ne s’opéra que très lard. Benja-min de Tudela parle des Grecs qui habitaient la Calabre audouzième siècle. Nonobstant les victoires de Charlemagne,les Lombards conservèrent la principauté de Salerne jusqu’auonzième siècle (Peregriniits, historia principnm langohardo-rum, Neapol., 1643, 3 vol. in-4, lib- I, p. 297), et les Nor-mands les trouvèrent établis en Calabre ( Historia dcllu