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Tome premier.
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toutes les facultés de l’homme fussent exclusive-ment appliquées au triomphe de l’Église, s’oppo-saient au libre développement de l’intelligence.On sait que Gui d’Arezzo fut récompensé, parune longue persécution, de la découverte qui faitla base de la musique moderne (i). En ouvrantles annales ecclésiatiques, on y voit les mauxqu’eurent à souffrir les Yirgilistes, accusés surtoutd’être trop enthousiastes du grand poète qui,plus d’une fois, porta malheur à ses admira-teurs ( 2 ). Il y avait sans doute au fond du cloîtredes hommes qui se vouaient à l’étude; mais leurtalent, consacré à des controverses religieuses età la lecture des pères de l’Église, était perdu pourles sciences. On formait des bibliothèques, il estvrai, mais elles se composaient presque unique-ment de livres ascétiques (3). Non-seulement

(1 ) Angeloni, sopra Guido d’Arezzo, Parigi , 1811 , in-8,p. 72 , 217, 218 , etc.

(2) Baronii annales , Lucæ, 1737-53, 43 vol. in-fol.,loni. XVI, p. 400. — Petrarchae , epist. senil., lib. I, ep. 5 .

( 3 ) Muratori, antiq. ital. , tom. III, col. 817 et seq. —Lesécrivains qui ont voulu attribuer aux moines la conservationdes classiques dansle moyen-âge ont eu plus égard au nombrequ’au genre des ouvrages contenus dans les bibliothèquesmonastiques. On connaît encore plusieurs catalogues de cesbibliothèques, et ils montrent que, sauf quelques rares ex-