Band 
Tome premier.
Seite
159
JPEG-Download
 

( ‘59 )

les classiques grecs etlatins restaient dans l’oubli,mais la cherté du parchemin, et la difficulté dese procurer du papyrus, dont la fabrication di-minuait tous les jours ( i ), ne portèrent que trop

ceptions, elles ne contenaient que des ouvrages de dévotion.Ainsi la bibliothèque du Mont-Cassin ne contenait ancien-nement presque aucun auteur classique ( Muratori , scriptoresrcr.iial,, toni.IV, p. 372); et dans la bibliothèque de Bobio,qui était si nombreuse, il n’y avait qu’une vingtaine d’ou-vrages non ascétiques, et encore étaient-ils pour la plupartmutilés ( Muratori, antiquit. itril. , tom. III, col. 817 et seq.— Voyez aussi Petit Radcl, recherches sur les bibliothèquesanciennes , p. g 5 . — MSS . de la bibl ■ mazarine , n° 100).

(x) Après l’invasion des Arabes , le papyrus ne venait plusd’Egypte , maison en fabriquait encore en Europe {Comment.R. societatis Gottingensis , classis philolog. , tom. IV, p. if>7et 192-195). Cependant les chrétiens mettaient à profit tousles morceaux de papyrus égyptien qu’ils pouvaient se pro-curer. M. Champollion Figeac , conservateur des manuscritsà la bibliothèque royale (à qui je dois une vive reconnais-sance pour l’extrême bonté avec laquelle il a toujours voulufavoriser et faciliter mes recherches) m’a montré unebulle sur papyrus, de l’an 836, écr.te en caractères lom-bards, et adressée par Jean VIII à Charles-le - Chauve .Dans cette bulle, le haut du papyrus contient quelqueslignes en caractères arabes cursifs, et tout prouve queces caractères ont été tracés avant la date de la bulle.Ce document est très important pour les orientalistes.Il prouve, contre l’opinion de plusieurs érudits, que le ca-ractère neskhi est antérieur au dixième siècle ; ce qui au resteavait été déjà démontré par M. De Sacy [Mémoires de l’aea-