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Leur influence avait été si grande, le peuples’était tellement habitué à leur langue, que non-seulement sous les premiers rois normands lesmonumens publics portaient très souvent des in-scriptions arabes (i), mais que même sous lesprinces de la maison de Souabe , on continua àfrapper des monnaies avec des légendes arabes.
On sait, au reste, qu’au dixième siècle il y avait des évêqueschrétiens à Cordoue , et que les peuples des deux croyancesvivaient ensemble paisiblement ( Reinattd , invasions desSarrasins , p. 190). Le gouvernement des Arabes , lorsqu’ilsétaient devenus possesseurs d’une province , 11e ressemblaitguère à leurs premières invasions, qui étaient faites ordinai-rement par des bandes indisciplinées, avides de pillage , etcomposées le plus souvent de Berbères idolâtres et mêmequelquefois de Chrétiens ( Reùiaud, invasions des Sarra-sins, p.160, 23 a, 238 ).
(O Quelques-unes de ces inscriptions étaient en trois lan-gues (en arabe, en grec et en latin); d’autres étaient bilingues;d’autres enfin étaient seulement en arabe ou en grec ( Grego-rio, rer. arab. collectio, p. 176. — Morso, descrizione di Pa-lerrno antico , p. 20, 27, 3 i, 356 , 382, etc.— Mortillaro,studiobiblioyrafico , Palermo , 1832 , in-8,p. t > 5 -r 17). Les légendesdes monnaies des rois normands étaient tantôt en arabe et enlatin , tantôt en arabe seulement ( Monde cufiehe delMuseo diMilano, Milano , 1819, in- 4 ,p. 329-342. — Paruta , la Siciliadescrittacollemedaglie, Lione , 1697, in-fol., tav. n 5 etsuiv ).Il existe même des monnaies de Roger et de Guillaume, avecla formule : Il n’y a d’antre Dieu qne Dieu, et Mahomet estson prophète ! (Morso, descrizione di Palermo antico, p. 77).