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Tome premier.
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chauds vénitiens, après avoir suivi long-tempsles Mongols, dans leurs courses presque fabu-leuses, vint révéler à l’Europe les merveilles dela Chine, pendant qu’un jeune citoyen de Pise rapportait dans sa patrie l’algèbre, qui était des-tinée à devenir la base de toutes les sciencesmodernes. Dans ce même siècle, les Italiens,déployant des forces morales prodigieuses, su-rent à-la-fois établir la liberté municipale, ac-complir les merveilles de la ligue lombarde, fairerevivre les arts, se créer de nouveau une lan-gue, une poésie, une patrie, et rapporter des ex-trémités de la terre des découvertes qui devaientchanger la face du monde.

Si l’on veut maintenant résumer les faits ex-posés dans ce Discours préliminaire, on verra

leur immense empire. Les inslrumens dont ils se servaientméritent d’être connus : il en est un surtout qui doit fixerl’attention des astronomes : c’était « un tube appliqué à desarmilles mues par l’eau, pour suivre le cours des astres. »(Souciet, ohserv. math. , tom. Il, p. 26, 4o6, etc. — Gaubil ;histoire de Gentchiscan, p. 42, 14 1 , *44- — Magasin en-

cyclopédique , année 1809, tom. VI, p. /p>). — Les sciencesfirent de nouveaux progrès en Arabie et en Perse du tempsdes Mongols. Il paraît, par exemple, que du temps d’Ulugh-Beig, les Arabes connaissaient le développement du binôme(.Asiatik researrhes, tom. XIII, p. 556; et tom. II, p. 4^7)-