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d’abord , à l’origine des temps historiques , la ci-vilisation orientale venant s’amalgamer en Tos-cane avec les élémens aborigènes que possédaitl’Ilalie. A l’Étrurie succède la Sicile : là, moeurs,langage, poésie, tout est grec; hors les sciencesmarquées d’un caractère particulier à l’Italie ,l’observation. La physique expérimentale, la mécanique, l’analyse indéterminée, ont pris nais-sance dans la Grande-Grèce . Rien ne paraissaitdevoir borner leur développement : mais bientôtle Romain arrive, il saisit la science personnifiéedans Archimède , et l’étouffe. Partout où il do-mine, la science disparaît: l’Etrurie, l’Espagne ,Carthage en font foi. Si plus tard Rome, n’ayantplus d’ennemis à combattre , se laisse envahirpar les sciences de la Grèce , ce sont des livresseulement qu’elle recevra : elle les lira et lestraduira sans y ajouter une seule découverte.Guerriers, poètes, historiens, elle les a eus,oui ; mais quelle observation astronomique ,quel théorème de géométrie devons nous auxRomains? Chassées d’Occident , les sciences s’é-taient réfugiées à Alexandrie . Le christianismeapparaît, s’avance au milieu des tortures , et finitpar escalader le trône. Au despotisme et à lacorruption des empereurs succèdent le despo-