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tisme et la corruption des moines. Le Labarum,qui a remplacé l’aigle romaine^ ne sait plus avan-cer. Au lieu d’assiéger des villes ennemies,on monte à l’assaut des temples païens, der-nier refuge de l’antique savoir. A cette épo-que, la science est ou païenne ou hérétique. Lacour des Sassanides sert d’asile aux philosophesd’Alexandrie comme aux sa vans Nestoriens .Un Barbare essaie vainement d’enseigner la to-lérance aux Chrétiens.
Mais si les Romains et les Chrétiens n’ont pascontribué directement aux progrès des sciences;si même, comprenant l’humanité d’une manièreimparfaite, et croyant qu’elle avait pour sym-bole unique une épée ou une croix , ils ont brisétout autre symbole et opposé des barrières àl’avancement de l’esprit humain, ils ont néan-moins aidé efficacement à la marche de la civi-lisation , en fondant l’unité européenne. Cetteunité, créée par les Romains, et retrouvée par-les Chrétiens sous les ruines où l’avaient ense-velie les Barbares , a été la base de tous les pro-grès des sociétés modernes.
Par la décadence de l’empire romain, l’Occi-dent tombait en dissolution : les Barbares arri-vent. C’est un fléau pour les monumens, pour