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NOTE I.
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Le système décimal ne nous est pas arrivé avecles chiffres indiens , comme le croit le vulgaire. On leretrouve danspresque (i) tous les anciens systèmes d’a-rithmétique littérale, dans lesquels les dix premièreslettres de l’alphabet exprimaient ordinairement les dixpremiers nombres,et oùles autres lettres ( 2 ) désignaientsuccessivement les dizaines, les centaines, etc. : les nom-bres intermédiaires se formaient par addition ou parsoustraction (3). Ce système décimal n’est autre chose
(1) Je dis presque , parce qu’il existe des peuples qui ue donnent auxlettres qu’une valeur numérique déterminée par le rang qu’elles occu-pent dans l’alphabet. Il y a aussi des peuples dans l’Inde qui, tout enconnaissant les chiffres que nous avons adoptés, et quoiqu’ils n'aientpas d’alphabet syllabique , se servent, dans quelques cas, d’une numé-ration syllabique, mais ceci tient peut-être à l'ancienne forme de leuralphabet.
(2) Quelques peuples, les Grecs par exemple, ont intercalé d’autressignes dans leur alphabet appliqué à la numération; nous nous borne-rons à signaler ce fait, sans en rechercher la cause, pour ne pas être en-traînés trop loin.
(3) Les Latins disaient undeviginti , duodeviginti , undetriginta , et,dans leurs chiffres mêmes, ils se servaient de la soustraction (IV, IX,etc.). Ni les Grecs ni les Arabes ne paraissent avoir connu cette compo-sition par soustraction, que l’on retrouve chez les Indiens. En sanscrit,
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