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Tome premier.
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que le redoublement du système par cinq des Romains,des Grecs, desWolofs (i), et de la plupart des peuples

les noms des nombres dix-neuf, vingt-neuf, trente-neuf, etc.*, se formentrespectivement des noms des nombres vingt, trente, quarante, etc., parsoustraction. Dans les langues de notre occident, les noms des nombressont évidemment d’origine orientale ; mais il est assez remarquableque ces noms aient passé en Occident chez les Grecs et les Latins , sansque les chiffres indiens soient arrivés avec eux. Peut-être à cette époqueles Hindous n’avaient-ils pas encore le système de numération qu’ils ontdonné plus tard aux Arabes.

(i) En wolof, les mots benne, niare, niatte, nianelte, dhiouroun, si-gnifient un, deux, trois , quatre, cinq; puis les mots dkioroun benne ,dhitroun niare, etc. (cinq et un, cinq et deux, etc.), signifient sixsept, etc. (Voyez Dard, dictionnaire français-svolof, Paris , 18114, in-8).On a retrouvé le nombre cinq dans la-mythologie des Américains. LesAztèques admettaient cinq âges du monde, et ils avaient une semainecomposée de cinq jours ( Humboldt , vues des Cordillères, lom. I, p. 340,et tom. Il, p. 119). Les Scandinaves aussi avaient une semaine de cinqjours, et divisaient comme les Perses le jour en cinq parties ( Eddarhylhmica seu antiquior., tom. III, p. ios>.5 et io4®). Anquetil a décou-vert en zend des traces du système pentenaire. Il est curieux de retrou-ver à-la-fois en pehlvi et dans les langues de plusieurs peuples de l’A-mérique une numération par vingt, à laquelle on pourrait rattacher lequatre-vingt , le quinze-vingt ( Humboldt , vues des Cordillères, tom. II,p. o3o et suiv. — Mémoires de l’acad. des inscriptions et belles lettres,tom. XXXI, p. 4o3-4o5.— Rervas,aritmetica delle Nazioni, G’esena,1784, in-4, p. g3 et seg.). Cette arithmétique par vingt est prise dunombre des doigts des mains et des pieds, comme le prouvent les nomsdes nombres compris entre un et vingt dans plusieurs langues améri-caines ( Humboldt , vues des Cordillères, tom. II, p. o3o). Les Aztè-ques avaient des hiéroglyphes simples pour toutes les puissances du