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plupart des peuples policés, on pourrait retrouver lenombre sept dans plusieurs des croyances vulgairesqui remontent à la plus haute antiquité : dans les septchoses fatales de Rome (i), dans les sept merveillesdu monde, dans les sept sages de la Grèce, dans lessept lettres qui composent le nom de Minerve ( 2 ),dans presque toutes les opérations cabalistiques (3),dans les jours et les années climatériques, et enfinjusque dans la généalogie de saint Mathieu, dans l’his-toire de Joseph et dans l’Apocalypse. Au reste , sansvouloir pousser trop loin l’hypothèse qui tendrait àplacer dans les diflerens systèmes de numération l’unedes origines de la mythologie , l’influence des consi-dérations arithmétiques nous paraît attestée d’une ma-nière positive par la cosmogonie arithmétique et le
p. 37 et 38 , lib. xxxvn. — En Amérique , la semaine de sept jours étaitinconnue {Humboldt , vues des Cordillères , tom. I, p. 34 o).
(1) Cancellieri , sette cosejatali di Âoma t p. 7-8, 73*78.
(2) On peut voir, sur les propriétés du nombre sept, les cha-pitres v et vi du premier livre du commentaire de Macrobe in som *nium Scipionisy et le dixième chapitre du troisième livre des Noctesatticœ d’Aulu-Gelle .
( 3 ) « Les Bohémiens... ne connaissent de termes pour désigner les« nombres que jusqu’à sept. Au-delà de ce taux, ils se servent d’équiva-« lens pris dans d’autres langues pour calculer leurs comptes.» {Pou-queville , voyage de la Grèce , tom. I, p. 364 , Paris , 1826, 6 vol. iu-8);— Ne pourrait-on pas déduire de ce fait curieux, que peut-être lesBohémiens ( Zingarî ) avaient dans l’Inde , d’où ils paraissent être sortis,une espèce d’arithmétique septénaire ?