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Tome premier.
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Nous ajouterons ici un fait qui, peut-être, pourraitfaire croire que les Chinois aussi ont connu ancienne-ment quelque moyen pourvoir de loin. Dans la grandeEncyclopédie Japouaise ( Wa-kan-san-sdi-tsou-ye , liv.i er , f. 16 recto), on voit la figure de Jupiter accom-pagné de deux petits corps, de la manière suivante.

Ce fait extrêmement curieux (et dont je ne crois pasqu’il ait été fait mention nulle part) prouverait-il queles Chinois aussi ont eu autrefois des espèces de télesco-pes^)? ou bien ce peuple aurait-il reçu cette notion desEuropéens? Mais dans l’une et dans l’autre hypothèse ,comment n’aurait-on connu à la Ghine que deux desquatre satellites de Jupiter? Peut-être est-il possible,dans les régions tropicales d’apercevoir quelquefois à lavue simple les satellites de Jupiter. Au reste on peutvoir par le texte chinois qui accompagne la figure, etque nous reproduisons ici avec une traduction littérale,que rien n’indique l’origine européenne des deuxsatellites représentés dans l’Encyclopédie Japonaise.La partie astronomique de cette encyclopédie (où l’onvoit le lapin qui pile du riz dans la lune, les neufroutes que suit cet astre, et les neuf cieux au milieudesquels est située la terre) ne donne aucun indiced’influence européenne. L’édition de l’Encyclopédie

(i) Il est à remarquer, à ce sujet, qu’Abulféda , parlant du miroird’Alexandrie , dit qu’il était tait de métal chinois (Abulfedœ , descriptioAegypti, Goett. 1776, iiM , p. 7 du tcxe arabe.)