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Tome second.
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et en Provence (t), après avoir appris la méthodeindienne, il se persuada que cette méthode étaitbien plus parfaite que les méthodes adoptées dan'sces différentes contrées, et qu’elle était même su-périeure à l’algorithme, et à la méthode de Pytha-gore ( 2 ) : enfin il nous apprend que s’étant occupéplus attentivement de ce sujet, et y ayant ajouté sespropres recherches, et ce qu’il avait pu tirer d’Eu-clide, il a voulu composer un ouvrage en quinzechapitres pour instruire les Latins dans cettescience (3). Nous verrons bientôt que dans cesquinze chapitres, était compris un traité completd’algèbre, le premier qui ait été écrit par unchrétien. Cet ouvrage, ou pour mieux dire,la seconde édition de cet ouvrage (4), fut dédiéepar Fibonacci , à Michel Scott, astrologue de

( 1 ) Voyez la note I, à la fin du volume.

(a) Léonard (qui pouvait comparer ces diverses méthodessans faire aucune hypothèse) dit: « sed hoc totum et Al-gorismum alque Pictagorœ, quasi errorem computavi, res-pecta modi Yndorum. » Cela prouve, contre l’opinion deWallis, que M. Chasles a récemment reproduite, qu’à cetteépoque le mot Algorismus ne s’appliquait pas à notre sys-tème de numération {Chasles , sur le passage de la Géométriede Boèce , etc. Bruxelles, i836, in-4> P- t3).

(3) Voyez la note I, à la fin du volume.

(4) Voyez la notel, à la fin du volume.