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Tome second.
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eût été faite en Europe . Mais d’abord, commenous l’avons déjà fait remarquer (i), le traitésur la boussole attribué à cet Adsygerius ,n’est autre chose qu’une lettre de Pierre Pere-grinus sur l’aimant, adressée ad Sygerium deFontancour (a). Et puis, le passage sur lequelrepose cette opinion ne se trouve ni dans lesplus anciens manuscrits, ni dans l’éditiondu traité de Peregrinus, et paraît être une ad-dition ou une interpolation plus moderne. Dès-lors on est porté à croire que ce sont les Italiens

auteurs qui , d’après un manuscrit de la bibliothèquede Leyde , ont attribué la découverte de la déclinaison àAdsygerius. Je dois à l’obligeance de M. Wenckebach,professeur à l’Académie militaire de la Haye, des ren-seignemens sur le manuscrit de Leyde , qui portent apenser que le passage , tant de fois cité, est une in-terpolation au traité de Peregrinus, qui a été imprimépour la première fois à Augsbourg en i558. Ce manuscritsemble avoir été copié postérieurement au voyage de Co-lomb : le titre aura été mal écrit par un copiste qui auratransformé Y ad Sygerium en Adsygerius. Il résulte des re-cherches que M. Wenckebach a fait faire en Angleterre,que trois manuscrits de la bibliothèque Bodleïenne, quicontiennent le même traité, n’ont pas le passage sur ladéclinaison.

(i) Voyez tom. I, p. 383.

(a) Voyez la note V, à la fin du volume.

II.