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qui devinrent évêques. A la mort d’un médecindu pape, à Avignon , les cardinaux et les ambas-sadeurs assistèrent à ses funérailles (i). Tous lesmédecins cependant n’eurent pas des succèsaussi éclatans, ni une vie aussi tranquille. Pierred’Abano , dont nous venons de parler, au-teur de plusieurs ouvrages sur l’histoire natu-relle, sur l’astronomie et la philosophie, etl’un des premiers savans qui, laissant de côtéles traductions faites par les Arabes , s’appli-quèrent à étudier les auteurs grecs dans l’ori-ginal, fut condamné deux fois par l’inquisition,malgré les soins qu’il avait donnés au pape, etmalgré sa grande célébrité ( 2 ). Après sa mortses restes furent condamnés à être jetés dansles flammes; mais les habitans de Padoue et deVicence se plaignirent au pape de la facilité aveclaquelle on avait pu condamner un homme quiavait rempli l’Italie de sa gloire et qui avaitétabli des écoles jusque dans Constantinople , etla sentence fut annulée. (3)
(1) Marini, degli archiatripontificj , tom. I,p- 72.
(2) Mazzucchelli scrittori d , Italia ) vol. I, par. I, p. 1-11 =.— Marini, degli archiatri pontificj, tom. I, p. 28.
(’t) Le pape écrivit à cette occasion (en i 3 o/j) aux induis