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guérison, le pape lui fit, de plus, cadeau dedix mille ducats. Il paraît même que deux mé-decins furent appelés auprès du pape à cetteoccasion (Taddeo et Pierre d’Abano ) et qu’ilsfurent payés et récompensés également (i).Une telle somme, qui serait très forte, même denos jours, devient énorme si l’on songe au prixde l’argent à cette époque. Dans les siècles pré-cédens, les médecins avaient été presque tousdes moines. Mais enfin cette profession futinterdite aux ecclésiastiques, sous prétextequ’en l’exerçant ils pouvaient ôter la vie àdes hommes ( 2 ). Au treizième siècle, Alexan-dre III envoya son médecin en ambassade auTibet (3), et l’on connaît plusieurs médecins (4)
(0 Villani, FUippo, vite, p. 116.
(») Décrétal. GregoriilX, lib. III, tit. L. — Cependantcette défense ne fut pas toujours observée : Théodoric deLucques, dominicain, fut au treizième siècle un chirurgiencélèbre, et mourut en 1298, évêque de Cervia ( Scriploresde chirurgia, f. 34 . — Marini, degli archiatri ponlificj,Roma, 1784, a vol. in-4, tom. I, p. 19).
( 3 ) Marini , degli archiatri pontificj , tom. I, p. 7-8.—Ghirardacci ( Storia di Bologna , Bologna , i 5 g 6 -i 66 g, 2 vol.in-fol., tom. I, p. 85 ) parle d’un Baptiste Renghieri, méde-cin qui fut nonce en France et en Angleterre.
( 4 ) Marini, degli archiatri pontifie j, tom. I, p. 12-14.