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s’établir par une imitation lointaine. Au reste ,l’organisation des universités ne s’est pas accom-plie d’un seul coup.Des écoles, peu nombreusesd’abord, devenues plus célèbres par le talent dequelques professeurs, ont dû éveiller la sollici-tude des gouvernemens. Dans ces villes toujoursrivales et cherchant toujours à augmenter leurimportance relative, dès que l’une possédait desécoles, l’autre voulait en avoir aussi. Le zèledes citoyens, le désir de s’illustrer et d’illustrerla patrie, enfantaient des maîtres et mul-tipliaient les legs et les dotations en faveurd’institutions appelées à augmenter à la fois lesrichesses, la gloire et l’influence politique dechaque ville. On connaît en effet telle univer-sité italienne qui comptait jusqu’à dix milleélèves (i), et tel professeur que le concours ex-traordinaire de ses auditeurs forçait de professer
(i) Tiraboschi, storia délia lelt. ital ., tom. IV, p. 4 ® ct246. — Tiraboschi cite les registres publiés par Sarti, quiprouvent qu’au treizième siècle l’université de Bologne étaitfréquentée par des Français , des Flamands , des Allemands,des Portugais , des Espagnols, des Anglais et des Ecossais.Comme je n’ai jamais pu me procurer l’ouvrage de Sarti, jedois me borner à le citer d’après Tiraboschi (Tiraboschi, sto-ria délia letl. ital., tom. IV, p. 4 ®)-